L’Étape du Tour 2019. 21 juillet 2019.

Albertville – Val Thorens, 135 km, 4500 m de dénivelé.

Le vélo c’est beau. 

Surtout dans les campagnes. Tu flânes à travers des paysages toujours différents grâce aux saisons. Tu avales des kilomètres en glissant le long de rivières, parmi des forêts tranquilles vertes et ombragées, rafraîchissantes et apaisantes. Tu profites de la nature, et de sa tranquillité « au vert ». Tu avances à ta propre vitesse. A celle que tu as décidée. Certes, vitesse réduite dès que cela monte, et accélérée, sans douleur, dès le moindre pourcentage négatif, mais à ta propre allure. C’est toi qui décide. Personne d’autre. Plaisir total. Oui le vélo ça doit être et doit rester un plaisir total. 

Alors pourquoi aller faire le zouave sur l’étape du Tour ? La même que celle des pros qui vont l’emprunter samedi 27 juillet, avant-dernier jour du tour 2019.

Résumé de ce dimanche 21 juillet 2019 pour essayer d’y répondre… 

Dimanche 4 h 15 : le réveil sonne.
Argh, où suis-je ? Normal, on loge aux Saisies à 30 km d’Albertville (car 16.000 participants donc très peu de logements disponibles pour 4 personnes lors de notre inscription en octobre dernier) et les routes seront coupées à la circulation à partir de 6h30. Il faudra donc être prêt et sur place avant 6h30. Comptez 30 minutes pour quitter le nid tout frais + 30 minutes de petit déjeuner bien complet + 40 minutes de voiture + 15 minutes pour décharger les vélos et se mettre en condition = on sera juste bien on time dans nos sas de départ.
Note : après s’être réveillé la veille à 5 h 30 pour faire Paris – Les Alpes un samedi de juillet, ce second réveil encore plus tôt, fait mal…

6 h 05 : Voiture garée le long de la route.
Nous sommes partis à 5 h 30 des Saisies. Garée à côté de nous, une voiture de 4 bretons venus pour la même raison partagent ce moment de révision ultime. Partage d’impression. Le WD40 c’est efficace ? oui non… Nous sommes à 3 km d’Albertville. Un gendarme arrive et se positionne pour couper la route à 6 h 30. On sort les vélos. On monte les roues, les selles, le bonhomme, on vérifie que le dossard est bien dans le dos, la plaque nominative sur le vélo, le profil de l’étape scotché sur la barre du vélo (très très utile pour doser son effort), photo souvenir et hop on quitte Isabel qui va remonter aux Saisies pour dormir.
Nous arrivons à Albertville 5 minutes plus tard. La ville est déjà réveillée. Des cyclistes de partout. Des spectateurs. La télé interview quelques participants. Des barrières pour privatiser tout le circuit. Et 15 Sas, 15 enclos, nous attendent pour nous parquer. 1 sas = 1000 personnes… 
Nous sommes dans le sas 10. Fermeture du sas 8 h 00. Départ 8 h 15. Tout est très précis. Il est maintenant 6 h 45, on a le temps de découvrir notre sas. De nous faire contrôler le dossard, de rentrer et de s’asseoir par terre. Il fait déjà très bon. On patiente. On entend parler anglais, espagnol, italien, allemand, hollandais. Tout est très calme. On s’endormirait presque… logique, cela fait déjà 2 heures qu’on est réveillé…

7 h 45 : Le sas s’ouvre.
Chacun s’ébouriffe. On se lève, redresse le vélo. Chacun progresse d’abord à pied, puis un pied sur une pédale, puis les deux attachés vers la ligne de départ. On entend les clics de chaque pédale automatique. Puis on s’arrête à nouveau. Et on repart pour s’arrêter finalement devant la ligne de départ officielle. Musique rock à fond. La flamme olympique des Jeux d’Albertville est même allumée pour l’occasion… les petits plats dans les grands. Tout y est ! On se sent en forme et près à gravir des montagnes ! VO2 au max du max !

8 h 14 : Ligne de départ.
On a même un discours à l’américaine, très « we are the champions », d’abord en français puis en anglais pour nous rappeler qu’on va vivre une épreuve de fous mais qu’au bout de la douleur et patati patata… 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1 et 8 h 15 c’est parti ! Sous une musique de fous, des applaudissements dignes d’un 4 juillet à New-York et des fanions jaune et noirs en pagaille. C’est la fête du vélo…

8 h 15 : km 0.
Go ! 3 km de plat pour sortir d’Albertville puis c’est la première ascension, direction le Cormet de Roselend c’est à dire à 40 km de là. 40 km d’ascension à des pentes plus ou moins variables. La route est large et lisse. De plus elle est interdite à la circulation donc on peut rouler tous de front – et un paquet de 1.000 coureurs en même temps ça fait du monde – sans aucun problème. Température agréable. Pente moyenne faible. Facile et 21 km plus loin le 1er ravitaillement est déjà là. On a presque envie de le sauter, mais boire et s’alimenter, c’est primordial pour compenser les 8.000 ? 10.000 ? 12.000 ? calories qu’on va perdre. Donc pause. 5 minutes.
Il est 9 h 10. Une petite photo de mon GPS pour mes stats. En avance sur mon planning (9 h 15), trop facile le vélo. Je repars 10 minutes plus tard après un ravitaillement et remplissage de bidon. Il fait 26 degrés déjà, attention à l’alimentation… ne pas oublier !

9 h 20 : km 21. Beaufort et départ vers le Cormet de Roselend.
Le pays du Beaufort ? oui oui du fromage si connu c’est bien par ici. J’en connais qui seraient ravis de faire une pause plus longue pour déguster mais on n’a pas trop la tête à ça. Promis on reviendra demain en acheter mais là pas de gras, surtout pas !
Prochaine étape ce fameux Cormet de Roselend. Je ne connais pas du tout ce col. C’est que ça doit pas être si difficile. Et surtout c’est superbe. Une file incessante de vélos circule de front sur la route des alpages. Le lac de Roselend est couleur turquoise. L’endroit invite au repos, au pique-nique et au farniente. Hélas nous sommes là pour autre chose, « ValTo » nous attend. Pousse sur tes jambes petit bonhomme, pousse! 

11 h 10 : km 42. Cormet de Roselend.
Ouf il est là. Le Cormet de Roselend. Photo souvenir typique du sommet. 1968 m ça commence à faire… mais l’avantage c’est que la température n’a pas monté, on est resté à 26 degrés. 42 km effectués. 1650 m de dénivelé. 1/3 déjà accompli. Il fait beau, la montagne est superbe, je suis plutôt bien. Je ne suis jamais entré dans ma zone 5, zone anaérobique, depuis le départ. Et très peu en zone 4, au seuil. J’ai donc plein de réserves. Le vélo bis repetita c’est beau !

Le col dépassé, la descente vers Bourg-St-Maurice est superbe. Sur 20 km. Avec la route privatisée on peut prévoir de larges entrées de virages. Certains savent descendre et cela se voit. Je me fais doubler par une fille qui est aplatie sur son vélo. Superbe à voir ; elle arrive derrière et me souffle littéralement. J’arriverai quand même en bas avec elle, aidé par mon poids qui dès que la pente s’adoucie me fait gagner du terrain tout seul. 20 km de réel plaisir et merci aux freins à disque dans les épingles. Efficaces !

km 61. Bourg St Maurice. Ravito. 
Le ravitaillement est bien situé ; large place. Et on a droit à du pain complet, du fromage, du jambon de pays en plus des traditionnels gels, gâteaux et fruits secs. Et vue l’heure, l’appétit est là. Tout semble bon. Je prends une bonne pause pour repartir rassasié et en forme.
Une dizaine de kms à faire en fond de vallée. Avec un petit groupe on avance sans forcer. Nous glissons sur de belles routes et gagnons au km 75 le bas de la Côte de Longefoy. 
6 km d’ascension en fôret. Pente moyenne 6,8 %. Ca pique parfois pas mal avec de nombreuses portions à 8 et 9 %. On puise dans les réserves. Surtout que la température monte monte… Les premiers coureurs pied à terre font leur apparition…

km 81. Sommet de la côte de Longefoy. 1.200 m.
De nombreux spectateurs présents pour cette journée ou déjà là en prévision de l’étape des pros, la vraie du 27 juillet nous applaudissent et nous encouragent. C’est bienvenu et je reçois quelques encouragements en espagnol. Je comprendrai pourquoi à la fin seulement car mon dossard est imprimé avec un drapeau ibérique. No se porque… Mais ces « Vamos Nicolas, vamos » ou autre « courage, vous allez y arrivez », « bravo allez » font du bien.
De même que certains habitants qui ont sorti un tuyau d’arrosage pour nous asperger au passage. Cela donne un coup de fouet saisissant mais bienvenu. Tout comme les gouttes d’eau fraîche qui traversent ensuite le casque sur quelques minutes encore. Un peu de douceur… 

14 h 01 : km 101. Moutiers.
Je suis enfin à Moutiers. Il y a un monde fou au ravitaillement qui est mal placé, mal aéré et sans ombre. De nombreux coureurs sont assis par terre; tous rouges. Il fait très chaud ici au fond de la vallée. Je bois une bouteille entière de Badoit et un verre de Coca. Pas plus de Coca car l’an passé lors de la Marmotte le Coca m’avait tué dans l’Alpe d’Huez. Depuis ce temps-là j’appréhende ce soda en route.

Coté météo ça se corse. 36 degrés à midi au soleil. Aie. La montée va être dure mais ô joie, il ne me reste plus que 34 kms à faire. Cela fait 6 heures que je roule. D’ici mettons 3 heures je devrais avoir fini. Cela ferait mettons 17h30. C’est top, largement devant la voiture balai et la disqualification qu’on craint tous. J’en profite pour appeler Isabel et lui dire que c’est dur mais tout va bien, rendez-vous à tout à l’heure vers 18 h à Val Thorens…

Mais le départ de Moutiers est trop raide. On sort de la route principale pour bifurquer sur la droite et on entame tout de suite du dur à 8 %. Glups. Je me rassure en me rappelant que l’Alpe d’Huez commençait par un raidillon de 500 m à 11 % mais quand même. Je peine. De plus en plus. L’effort et la chaleur me font transpirer énormément ; mes bras deviennent blancs de sueur perlée sur les bras. Étonnant moment. Sensation bizarre. Je décide de m’arrêter. Je dépose ma tête sur mon guidon pour souffler. Et j’entends mon nom hélé par une voix que je reconnais tout de suite. Serge des Pyrénées est là. Frais comme un gardon. Puis Katia arrive. Fatiguée mais semble plutôt en forme. Ils me proposent de repartir avec eux. Impossible car je n’ai plus de rythme et quelques minutes plus tard il sont déjà loin devant, je ne les vois même pas s’éloigner.

Sur le chemin chaque kilomètre est précédé d’un panneau aux couleurs jaune et noire du Tour de France indiquant la pente moyenne à venir. Très classique en montagne et bien connu des cyclistes des Alpes, Pyrénées, etc. En plus ici c’est étalonné spécifiquement pour cette étape. Top ! Dans ma tête j’avais retenu que c’était en moyenne 35 km à 5 ou 6 %. Pour mon mental je m’étais dis que cela signifie 5 à 6 % de pente minimale. Ca aide à passer le cap. Mais en fait dès le départ ils annoncent 8 % de pente. Et 3 fois de suite, 8 %. Big coup au moral. j’ai beau avaler un « block cube » énergétique par heure ça se complique. Et cette chaleur qui monte monte jusque 40 degrés est épuisante malgré la route serpentant la montagne souvent ombragée.

Je continue et je ne sais pas comment, avec un cerveau vidé, le regard fixé sur mon GPS et les mètres qui n’avancent pas, j’arrive explosé, à St-Martin.

Quelle heure ? km 117 : St-Martin-de-Belleville.
2 jours plus tard je n’en ai plus aucun souvenirs. Ca ressemblait à quoi St-Martin? Aucune idée. Et le ravitaillement, il était comment ? J’essaie de me souvenir et il faut me forcer car oui ça me revient je me revoie sur un parking, une place goudronnée, assis par terre adossé à une poubelle de ville pour essayer d’avoir un peu d’ombre sur 50 cm d’espace « ombragé ». Oui c’est bien ça. Au pied de la poubelle avec une bouteille de Badoit que je n’arrive pas à boire tellement je suis à sec. Puis d’un seul coup j’entends annoncer que la voiture balai c’est dans 15 minutes. Je me dit tant mieux no choice pas de ma faute j’abandonne. Je n’ai plus de forces du tout. Et il me reste 17 km… À 6 km/h je vais encore mettre 2 h 30 ?! tout ça pour me faire débarquer par la voiture balai ? Mais je me dis que je dois y arriver, faut pas déconner m… ! J’essaie de me motiver en me disant que maintenant c’est uniquement dans la tête. Mon cœur est calme donc pas d’alerte. Je n’ai plus de jambes hé bien tant pis je roulerai en 34 / 32 s’il le faut. Et je me relève, je décroche mon vélo, je titube avant de monter dessus, j’entends d’autres coureurs dire que c’est foutu avec cette voiture balai et là, ça me motive encore plus. Et je repars. Dans le dur direct. Et ouf la température n’est plus que de 36 degrés. Ca commence à baisser, je me dis que ça ne peut aller que de mieux en mieux. J’aurai peut-être même froid en arrivant là-haut (Val Thorens est à 2400 m).
Avant de repartir j’y pense mais je n’ai même plus la force de prendre la photo de mon Garmin. Mes stats c’est foutu. Faudrait que je prenne la photo. Pas la force. 

Quelle heure ? km 123. Arrivée aux Menuires. 
Je n’avance plus. Compteur bloqué sur 6 km/h. Je ne double que des coureurs à pied, en chaussettes, vélo à la main ou qui sont arrêtés sur le bas-côté de la route, assis ou couchés. Hormis ceux-là, tout le monde me double. Mais qu’est ce que j’ai? Je n’ai pas mal aux jambes, pas de crampes, le cœur tourne régulier mais je n’arrive pas à appuyer sur les pédales. La bouche est sèche et l’eau que je bois régulièrement ne change rien. Je me force à manger. En vain. C’est désespérant. En traversant les Menuires je me dis que s’il y a un bar quelque part je m’arrêterai. Ca aidera peut-être à récupérer un je-ne-sais-quoi. Ca y est. Un petit bar sur le parcours. Petite terrasse. On s’y sentirait presque bien. Je pose le vélo ; un autre cycliste est là aussi, il raconte qu’il a fini et qu’il est redescendu pour se changer ici aux Ménuires. Sa femme est là aussi. C’est cool. Étape finie, réussie et moi il me reste encore combien de kms ??? Coup au moral ! Bon, pas grave, 2,50 euros pour un Orangina que je déguste, que je sirote avec un plaisir sincère. Jamais j’aurais crû qu’un Orangina pouvait être si bon…
Mais le temps passe vite. Je me suis arrêté quoi ? 10 minutes ? 15 ? Je perds du temps là. Allez en selle Marcel ! Pour 12 longs kms encore.

km 135 : ValTo. La délivrance.
Le panneau 3 km est devant mes yeux. Sortie de nulle part la plaque Val Thorens je la vois enfin. Il ne me reste plus rien à faire. Cela me redonne quelques forces mais il faut traverser tout Val Thorens, sortir sur les pistes de ski et les 500 derniers mètres sont horribles. 10 % 11 % debout sur les pédales, assis, en danseuse, assis, en danseuse j’avance. Les spectateurs nous encouragent. La musique de l’arrivée est là. Le speaker annonce que voilà d’autres finishers sur la ligne.
J’ai du mal à sourire mais j’y suis enfin. Tapis jaune pour les derniers 100 m. Le chrono affiche un truc affreux 11 h 11, 11 heures 11 minutes…

Quel idiot disait que le vélo c’est beau ?

Mais j’ai réussi. Ce ne fut pas du tout un plaisir sur ces 35 derniers km. Je n’ai plus envie de recommencer. Ecœuré je pars prendre une bière. Ca me remet en selle. J’appelle Isabel et Jean-Jacques. Et je remonte le vélo pour aller les rejoindre 5 km plus bas. C’est fini.
Bravo aux pros qui feront cela en 5 heures ? Le 1er ce jour-là a fini en 4 h 44. Chapeau bas !

Nicolas 


Analyse technique de ma course :
Un truc effarant et qui m’a sauté aux yeux : Je fais 100 km , 3000 m d’ascension, en 6 heures. Vitesse moyenne = 19.1 km/h. Pas trop de problèmes. Easy.
Puis les derniers 35 km, 1500 m en 5 heures. Vitesse moyenne = 7 km/h.
Effarant ! 

Autre chose pas normale: une fois arrivé je n’avais pas faim du tout. Juste envie d’une bière – ce que j’ai fait – puis 30 minutes plus tard je redescendais vers le bas de Val Thorens pour rejoindre Isabel et Jean-Jacques en ayant plutôt bien récupéré. La nuit pas de crampes. Le lendemain aucune douleur dans les jambes.
Ma conclusion : 1) alimentation mal ciblée, manque de protéines pour maintenir les muscles à niveau et 2) pauses trop courtes donc je n’ai jamais récupéré, je n’ai fait que de m’épuiser, m’épuiser tout au long de la cyclo. 

Autres pistes : 
Le timing. Levé la veille à 5h30 pour faire 8 heures de voiture. Pas de vélo pour faire tourner les jambes la veille et levé encore pus tôt le jour J à 4h30. Pas optimal du tout. 
La météo. Chaleur. Mais a priori j’y suis peu sensible et je préfère cela à du vent et de la pluie froide. 

Conclusion : alimentation + récupération à travailler + timing des jours précédents. 
Faut que je travaille cela désormais car dans ces conditions le vélo c’est pas cool du tout. 

PS : Les stats: 
Video d’ambiance: https://www.youtube.com/watch?v=G4lVAz5u5Ao&feature=youtu.be 
Strava https://www.strava.com/activities/2552264792 135 km, 9 h 20, 4200 m, 9784 Calories, vitesse moyenne 14,4 km/h, max 85 km/h, température moy 26°.
Relive : https://www.relive.cc/view/g37772941297 

Course de Palaiseau

La course de Villebon-Courtabœuf  du 24 mars 2019 ayant été annulée suite à la réfection du bitume dans la zone industrielle ; un nouveau circuit de 2,3 kms a été trouvé par les organisateurs sur le plateau de Saclay, dans la Z.I. de l’École Polytechnique.
Nous étions 2 coureurs du VCN présent à la course. En 4ème catégorie Mickaël et moi avons pris le départ pour notre première course de la saison. 
En début de course, Mickaël sort du paquet avec 3 autres coureurs. Un contre est ensuite lancé avec 4 autres courreurs dont Alain Alleman, un ancien coursier du VCN. Le contre n’arrive pas à rentrer sur les échappées de tête. Mickaël décroche de l’échappée. Il manque d’entraînement et retombe dans le contre. Le contre n’arrive pas à reprendre les 3 échappées qui iront jusqu’au bout… Mickaël « bâche » par manque d’entraînement après avoir participé sur les deux tiers de la course à l’échappée et au contre.
Pour ma part, c’était la reprise de la compétition après une coupure d’un an. L’objectif était donc de rester dans les roues et finir. À 8 tours de l’arrivée dans le peloton, unZ chute se produit et emmène 6 coureurs à  terre. J’évite la chute mais devant c’est parti. Je roule avec un autre courreur, nous n’arrivons pas à revenir sur le paquet. À un tour de la fin, je descends pour voir l’arrivée.  

Début de saison

Samedi 22 mars  à Airaine dans la Somme, beau circuit avec un belle bosse après l’arrivée, je  finis  dans le peloton.

Dimanche 23 mars Beauvraigne toujours dans la Somme, circuit tout plat entre village, champs,  bouche d’égout et ornières.  Après  4  tours  alors que je venais de sortit  du peloton je  crève, ou  plutôt  je  pince la chambre dans un trou .

Samedi 30 mars  à Remiencourt (Somme), beau circuit avec un talus après l’arrivée  et  surtout du vent !  Record  au départ avec 66 coureurs. Ça  finit  au  sprint en peloton  je  me classe 38éme.

Dimanche 31 mars dans le Val d’Oise, beau  circuit  avec un peu de vent  et une partie technique sur la piste cyclable. 50 coureurs  dont deux VCN, Julien et moi.  Malgré un mauvais lancement au départ  j’arrive à remonter rapidement  et partir en échappée à trois d’abord puis à quatre et dans le deuxième tour quelques autres rentrent et bref on devait être une quinzaine ; on reprend quelque coureurs de tête lâchés et on est repris à la cloche. Je  finis 33éme……

Ma première course

Francois avec son frère et Gilles

Évidement, je me suis fait avoir comme un bleu dès le départ, sinon ça n’aurait pas été drôle ! Pour la 3e catégorie le quota c’était 7 tours de 9 km. Le parcours de la course de Baillet (qui ne passait pas à Baillet d’ailleurs…) était vraiment sympa, roulant et un chouïa vallonné. La météo était presque parfaite, juste le vent en trop et quand on roule seul (j’y reviendrai juste après), c’est vraiment pénalisant ! Le peloton était vraiment très fourni, je ne sais pas combien nous étions mais plusieurs dizaines au moins (60, 70 ou 80 ? Je n’ai pas le chiffre). J’étais positionné quasiment dans les derniers au départ et à peine parti j’ai été distancé. Le temps de mettre en place mon capteur cardio que je n’avais pas bien installé et de clipser les pédales, les mecs étaient déjà à 100 m ! Et puis, début de saison oblige, les mecs ont tout donné dès le début pour rouler à 40-45km/h et faire exploser le plus de monde possible. Je n’ai jamais réussi à les rejoindre, même à 40 km/h je les voyais gratter des mètres et des mètres. Frustrant, surtout que j’étais en jambe malgré mon 10 km du matin à Paris ! Et là je me suis dis que la course allait être très longue tout seul, sauf si j’abandonnais, lol. Mais comme c’est interdit d’abandonner dès le début, j’ai pédalé à bloc tout du long pour essayer de les raccrocher. Mais avec le vent, impossible de reprendre le moindre mètre ; après 2 tours, j’ai laissé tombé (ils étaient à 400-500 m devant) et j’ai rejoins quelques gars qui étaient décrochés aussi, mais ça ne roulait pas… J’ai continué tout seul pendant encore 1 tour avant d’être rejoint par la 4ème catégorie. À partir de là tout allait beaucoup mieux, forcément, en fond de peloton à se laisser tirer à 35-36 km/h sans forcer, c’est beaucoup plus simple. J’ai évidemment fini avec eux sauf qu’après leur arrivée, il me restait un tour à faire… Celui là a été long, car se retrouver à nouveau seul n’était pas facile à cause du vent !! Et je commençais sérieusement à accuser le coup aussi !!
Au final, il y a eu plusieurs chutes devant moi, j’ai été épargné, ça aide en même temps quand on roule seul 😁😁.
Donc l’essentiel était là, pas de pépins physiques, pas de pépins mécaniques ni de chute !

J’ai appris beaucoup avec cette course. J’essayerai de ne pas me faire avoir au départ de la prochaine, promis !!
Au final, 63 km en 1h49. Je sais pas du tout en combien de temps se gagne la course en 3e catégorie. Si quelqu’un a la réponse, je suis preneur 😁.

Désolé pour ce roman, promis je ferai plus court la prochaine fois, mais pour ma toute 1 ère, je vous devais bien ça !

Et Merci au VCN ! 😊

 

Championnat de l’Essone – Course GS de Guillerval (91)

Dimanche 3 juin, à la course GS de Guillerval (91), au vu de la photo-finish, j’ai été classé second derrière un coureur du Mesnil-Saint-Denis, en haut de la longue bosse roulante, sur un beau circuit de 13 km. Un circuit type pour une course cycliste : 10 km plats avec 2 ponts routiers, quelques virages compliqués, puis une descente de 2 km et la côte de Guillerval sur 1 500 m.

Victoire de Grégory Gadou au Châtenet-en-Dognon

Victoire de Grégory Gadou au Châtenet-en-Dognon dans le Limousin :

Une soixantaine de coursiers au départ, en 3ème catégorie, nous sommes partis pour 57 bornes sur un terrain vallonné.
Ça a roulé fort. Nous avons repris les 2ème catégorie partis devant nous.
Une arrivée au sprint à une vingtaine : j’arrive à me placer et à gagner.