La Marmotte des Alpes. Que du bonheur ?

Bonsoir,

La marmotte c’est bien sûr ce bel animal de montagnes, connu pour ses affûtées dents de devant et son cri perçant signifiant un danger proche.
Ça c’est ce que vous avez toujours aperçu lors de vos randonnées.

Et la marmotte, celles des cyclistes,  la nôtre, c’est aussi une randonnée ou une cyclosportive bien connue et avec quelques points communs avec le mammifère ci-dessus cité.

Car la marmotte c’est une belle collections d’images de 4 cols mythiques alpins, Glandon – Télégraphe – Galibier – Alpe d’Huez ; c’est une série de dents  au nombre de 28, 30 ou 32 selon les cas et c’est enfin des cris de rage poussés lorsque petit à petit on arrive à chaque sommet puis enfin à l’Alpe d’Huez.

Bref cette marmotte là, c’est surtout 175 km de montagne et 5000 m de dénivelé. C’est ce qu’on a décidé de tenter à 7 le week-end du 7-8 juillet 2018 : Arnaud, Michel B, Hervé, Jean-Baptiste, Steven, Thibault et moi-même Nicolas.

Départ vendredi matin, arrivée le soir à l’Alpe d’Huez après, pour certains, une pause mécano à Bourg d’Oisans pour réparer une poignée de freins cassée ! Mieux vaut tard que jamais pour s’en apercevoir ! N’est-ce pas Arnaud ?

Installation de notre confortable campement dans l’appartement que Michel nous a trouvé et qu’on commence à connaitre par cœur pour certains car la Marmotte en 2015 on l’avait déjà fait. Dans la douleur ou la facilité, c’est selon les goûts.

Samedi matin c’est parti. Excités comme des puces nous nous embarquons sur 15 kms de descente jusque Bourg d’Oisans. Superbe descente sur de longs virages et à 8% au moins ; que c’est chouette le vélo en montagne dans ces conditions ! et ce n’est pas la perte d’une de nos pompes en route qui nous refroidira la motivation… n’est-ce pas A. 😊 ?!

Récupération des dossards à Bourg devant l’office de tourisme, dépôt des bagages auprès de la logistique Granfondo afin qu’à Valloire, ville étape de samedi soir, on puisse dormir tout notre soul et récupérer. Car la Marmotte c’est 175 kms soit en 2 jours J1 + J2, soit en 1 jour. Arnaud Michel B Hervé Jean-Baptiste Steven Thibault ont opté pour l’option J1 + J2 et moi pour l’option en 1 jour.

Je laisse donc mes collègues partir vers le Glandon et remonte vers l’Alpe d’Huez. Je les laisserai conter eux-mêmes leurs aventures car certains pans de J2 valent le coup ! À suivre…

En route pour l’Alpe donc ; un bon test de forme, de rythme et de durée pour voir comment passer cet ogre quand on est encore frais en ce beau samedi matin d’été. Le kilomètre zéro est marqué d’un panneau « km 0 départ ». C’est clair on essaie de nous mettre la pression très tôt pour cette montée. Je me cale sur mon cardio. Je chercherai à rouler au seuil, cad 150 160, max histoire de ne pas générer trop de C02 et rester frais comme un gardon pour le lendemain dimanche départ de la cyclosportive en 1 jour. Résultat 1h30 sans forcer pour 15 kms. Cela me servira de référence. J’ai le temps de prendre quelques photos. Le maillot jaune et celui à pois du Tour de France sont bien visibles sur les parois. On est dans l’ambiance plutôt compétition/challenge personnel dans cet univers.

La suite de la journée est une saine préparation pour dimanche. Déjeuner de pâtes. Peu de bières. Balades dans les stands de l’organisation. Récupération du dossard et de la dotation associée : sac à dos, lumières avant et arrière, le tout logoté « Marmotte » car il n’y en a que pour elle par ici. Sur les stands on aurait envie de tout acheter. Depuis les vélos, les vêtements, les outils, les stands mécanique jusqu’à l’alimentation en passant par tous les prix (une paire de chaussures Mavic à 1 000 €, ça vous dit ?). Je ne craque presque pas. De toute façon avec mon équipement VCN je suis fin prêt pour l’aventure…

« fin prêt » ? En tout cas j’espère. Cela me stresse un peu. En 2 jours c’est déjà difficile alors  je révise le parcours et les horaires que j’ai prévus. D’après mes calculs si je pars à 7h50, avec un peu de marge et surtout des arrêts ravitos très courts,  je devrais arriver à boucler les 174 kms vers 21h max…

Samedi soir, dîner en terrasse et au soleil couchant. Très agréable ; et of course… à nouveau pâtes au menu. Puis au dodo tôt. Lever 6h00 même pas besoin de réveil… stress, quand tu nous tiens ! A 7h je quitte l’Alpe d’Huez pour descendre vers Bourg d’Oisans. La route n’est qu’une enfilade de cyclistes (nous sommes 7600 inscrits…) qui serpentent en descendant les virages, il fait frais, les coupe-vents claquent et dans les virages mes freins crissent de plus en plus. A tel point que cela en devient bruyant. Un cycliste que je file, m’invective, râle et me dit de passer devant car le bruit est très gênant…Il faut que je regarde cela. Si en voiture j’avais un tel bruit je me dirais que cela vient de plaquettes qui s’usent. Pourtant mes plaquettes n’ont que 1500 kms… J’espère trouver un mécano, un magasin en bas pour regarder cela. J’arrive à 6h20 en bas. Un vélociste est ouvert juste à l’entrée de Bourg d’Oisans. Je me rue vers le mécano qui profitant de la multitude de cyclistes ce dimanche a ouvert très tôt. L’esprit commerçant c’est ça ! Le mécano me prend tout de suite, vérifie s’il a des plaquettes Sram en stock, « oui ! j’en ai ! je vous change cela de suite ». 15 minutes plus tard c’est changé; il me montre les anciennes et ajoute « au moins vous avez une chance de rentrer vivant maintenant ! ». Sic. Glups ! et dire que j’ai déposé cette semaine mon vélo chez mon vélociste préféré pour vérifier tout cela… passons !

Départ théorique 7h50 en fonction de mon dossard. Numéro 5075. Les dossards plus petits sont majoritairement bloqués par des Tours Operators étrangers. Et pour eux c’est top car ils peuvent partir à 7h ou 7h30. Pour moi et vu le nombre de cyclistes dans les rues de Bourg je franchirai en fait la ligne de départ vers 8h30. C’est tard… et j’ai un horaire à respecter pour ne pas être disqualifié. Pour ne pas finir « Marmotton » comme me disait un des organisateurs. Ses conseils furent précieux d’ailleurs car il m’expliqua que le pied de l’Alpe sera fermé à 18h15 donc « il faut tu arrives au Galibier à 17h15 au pire ». 8h30-17h15 cad 8h45 pour faire 160 kms et 3500 m de dénivelé. Faisable mais va pas falloir trainer…

Et effectivement je roulerai ainsi toute la journée avec cet objectif d’horaire en tête.

Sortis de Bourg une longue ligne droite descendante nous conduit au pied de la première ascension : le Glandon. La route est bloquée à la circulation. Les spectateurs sont déjà là, il fait beau c’est top. Au total le col du Glandon est une longue route de 28 km superbe. Elle mène soit à la croix de fer soit au Glandon.

Dès le début, à partir d’Allemont, et progressivement après le barrage du lac de Verney, ça monte brutalement. D’un seul coup. Ne pas rater la bifurcation les amis… D’abord en forêt puis à flanc de montagne sur la fin. Avec des pentes variables de 6 à 12% et même une descente très courte très raide juste avant de remonter brutalement. C’est le moment le plus difficile. Très raide. Puis on traverse une route d’alpages magnifiques. Avec tout au fond les 2 cols. A droite la croix de fer, à gauche le Glandon. 2 virages raides et c’est le premier ravitaillement.

Il est 10h40 au Glandon. 5 minutes avant mes prévisions. Tout va bien. Petite pause et je repars.

Longue descente ; non chronométrée heureusement (il y a un commissaire avec drapeau jaune à chaque virage pour nous faire ralentir) car la pente est forte et les virages serrés. Je profite tranquillement de la descente pour récupérer. Je laisse le vélo filer tout seul. Mes freins tous neufs sont impeccables, ils sifflent, frottent doucement de plaisir. C’est beau le vélo… Pas de précipitation, en bas il y aura un long faux plat montant de 20 kms, donc potentiellement compliqué, pour faire la liaison dans la vallée jusque St Michel de Maurienne et le second col : le Télégraphe.

Il est 11h10 en bas. 5 minutes de marge. Tout va bien Madame la Marquise…

Pour la liaison je cherche un petit groupe de mon niveau et me mets dans leurs roues. Il s’agit de 3 allemands ou autrichiens dont une femme plutôt solide car elle se met derrière eux et ne bougera pas d’un iota jusque St-Michel. Notre petit groupe s’agrandit de plus en plus pour former un peloton d’une vingtaine de personnes. En file 2 par 2 ça roule bien. Et serrés. Heureusement le vent est de dos ; en une petite heure – et malgré une chute de mon voisin et de celui qui le précède – nous rejoignons le pied du Télégraphe après un arrêt ravitaillement en eau.

Il est 12h25. Un panneau « Allez JB » est affiché en grand au départ du Télégraphe. Quelle célébrité ce JB ! Je suis dans les temps.

Je suis dans les temps mais la température monte monte au-delà des 32 33 degrés. Va falloir s’économiser. Heureusement les lacets du télégraphe sont parfois à l’ombre des bois et cela fait du bien. La route est superbe, large et bien asphaltée. Ca roule tout seul ; les arbres sont superbes ; il y a beaucoup de monde qui me double, et que je double aussi… 12 kms bien réguliers malheureusement très fréquentés par des motos, des voitures qui ont le droit de passer , la route n’étant plus coupée au trafic. Dommage et je commence à souffrir. J’essaie de monter au train mais la chaleur me fait monter le cœur. Je tape les 170 de temps et temps, ralentis ralentis Nico ! Tu tiendras pas ! Je bois pour faire baisser la température. Je me dis « une gorgée à chaque kilomètre » et enfin le sommet arrive. Il fait chaud ; c’est bondé je ne m’arrête pas et file dans la descente vers Valloire. Cela fait du bien un peu d’air pour rafraîchir.

Au sortir de Valloire c’est le second ravitaillement. Juste en face de l’hôtel du Galibier. Là où les 6 autres du VCN ont logé la nuit dernière !

Je commence à tirer la langue. Il faut que je me repose car le Galibier c’est tout de suite… Celui-là, je ne le connais que de réputation. Méfiance.

Il est 14h00. J’ai pas mal de marge sur mon plan. Ca fait du bien au moral. Je repars 20 minutes plus tard le corps rempli de bananes, de madeleines et de pâtes de fruits. 90 kms effectués, plus de 2500 m de dénivelé. Good !

Mais 14h00 ça fait midi au soleil. Et avec le Galibier je découvre une longue ligne droite interminable qui serpente à travers les alpages. Pas un arbre. Un peu d’air mais très peu. Surtout ne pas regarder au loin car on n’en voit pas la fin. On ne devine même pas où peut être le col. Ca commence à piquer. Ne pas aller dans le rouge surtout. Et signe que je commence à dériver, on me double de plus en plus souvent. Que se passe-t-il ? Je n’avance plus. 8 km avant le sommet un point d’eau est positionné par « Le Cycle ». Je m’arrête par automatisme et oublie presque de remplir d’eau. Pas bon ça. Je perds de la lucidité, je le sens mais je n’ai pas le choix. Je grignote ma marge de temps de plus en plus. Je repars. 4 km très difficiles. Je roule à 6 km/h. Je n’arrive plus à faire monter le cœur pour pousser sur les pédales. Au contraire le rythme cardiaque diminue. Je connais ces sensations qui arrivent quand tu exploses. Une cabane d’alpages apparaît au bout d’un virage. On y vend habituellement du Beaufort. Je m’arrête, il y a des chaises, d’autres coureurs aussi et sous un parasol 3 personnes proposent à manger et à boire. Je pose le vélo. Je m’écroule sur une chaise et demande un Coca. La propriétaire me répond qu’elle est étonnée que je ne lui ai pas demandé 1 kilo de Beaufort et sourit. J’ai du mal à réagir mais lui rend son sourire et m’excuse de ne pas faire beaucoup progresser son chiffre d’affaires en ce jour… Elle m’ouvre le coca, je le déguste comme on savoure un grand moment de plaisir… ; Quel bien cela fait ! A l’ombre de son parasol je reste sans bouger pendant 20 bonnes minutes. Petit à petit je revis. Ils m’expliquent qu’ils sont ici pour 2 mois et demi en alpages avec leurs vaches pour faire du Beaufort et les descendre à la rentrée. C’est vrai qu’on est à plus de 2000 m… Et chaque année lors de la marmotte ils installent leur petit commerce avec boissons, barres énergétiques et tout ce qu’il faut pour des p’tits gars comme moi !

Requinqué je repars et mon cœur remonte bien, la vitesse c’est pas encore ça mais le sommet du Galibier arrive et je commence à voir de plus en plus de personnes à pied à côté de leur vélo. Certains même en chaussettes. Certains avec tellement de crampes qu’ils ne peuvent plus remonter à vélo. Personnellement, étonnement, je vais beaucoup mieux. Madame des Alpages « Merci pour ce pour ce moment » !

16h45 sommet du Galibier. 2642 m. Victoire !

J’ai 30 minutes de marge sur cet objectif de 17h15 que je crains depuis le début : « Si tu es à 17h15 au sommet du Galibier tu seras dans les temps à l’Alpe».

Rapide pause au galibier. Une photo tout de même. Je mets mon coupe-vent. J’allume mes lumières avant et arrière car dans la descente il y aura des tunnels. Autant anticiper dès maintenant. La descente est superbe. Large route et longs virages et de plus la route est coupée. Du pur plaisir qui devrait durer pendant 45 kms jusque Bourg-d’Oisans. Le vent claque dans le dos, je laisse filer le vélo, j’essaie de profiter au maximum pour récupérer car il reste quand même 60 kms et je suis bien mais assez éprouvé en même temps. Le Lautaret arrive vite. Virage à droite (surtout ne pas tourner à Gauche car par là, à 35 kms, c’est Briançon… demandez à Hervé Michel et Steve surtout… c’est beau Briançon Steve ?). Virage donc à droite vers le célèbre village de La Grave avec vue majestueuse sur La Meije, pic majeur des Écrins. On aurait presque envie de s’arrêter pour faire un peu de farniente auprès d’une blonde, brune ? rousse ? chacun ses goûts.

Mais non on continue. Car c’est long 45 kms de descente. D’autant plus que parfois cela remonte et il faut relancer. Dans un tunnel je me fais doubler par un affreux jojo qui me frôle en se resserrant devant. Quel c… ! j’ai failli tomber. Je me rue derrière lui et me mets dans sa roue. Je n’ai alors plus rien à faire. Il me tire, me protège, je récupère encore mieux. Il me fais signe de le relayer. Tu parles ! Avec ce que tu m’as fait, courre toujours ! et j’irai ainsi collé à son train presque jusque Bourg où je le doublerai dans une remontée pour arriver en meilleure forme mais essoufflé quand même, au dernier ravitaillement au pied de l’Alpe.

J’ai 30 minutes d’avance. Je suis complètement rassuré. Ca va aller il ne me reste plus que la montée de l’Alpe d’Huez et c’est fini. J’aurai réussi.

Au ravitaillement je n’ai plus très faim. Je boirai bien du Coca mais ils n’ont que de l’eau ou de l’orangeade. Dont acte et je me repose 15 minutes. Au moment de partir alors que je suis presque sur mon vélo ils sortent des bouteilles de Coca. Je me rue vers eux et avale 2 verres cul sec. Ahhhhh que c’est bon et frais…

18h15 c’est l’heure de repartir. Ils n’ont pas coupé la montée de l’Alpe. Je repars. Et on est reparti pour 21 virages. 11% dès le début sur 500 m. Ca pique dès le km 0. Je n’ai plus beaucoup de jus. Je roule à combien ? entre 6 et 10 km/h grand maximum. Mais j’avance. Virage 21, 20, 19, 18 comme un escargot j’avance ; on me double en permanence, j’en double certains, beaucoup de monde à pied vélo à la main ou arrêtés sur le bas-côté à chaque virage.  De plus en plus. Puis des maux de ventre me prennent. Je n’ai plus de forces. Ma fréquence cardiaque recommence à baisser. Je descends à 120. Je fais une première pause dans un virage. Puis repars. Au virage 11 j’entends une voix familière derrière moi. C’est Steve qui vaillamment revient de Briançon qu’il a visité sans le vouloir… Il me demande comment ça va mais je n’arrive pas à lui répondre. Steve se met dans ma roue et au virage 9 je n’en peux plus, je m’arrête net. Steve continue. J’ai mal au ventre. Je m’assois sur le parapet entre 2 anglais. Ils commencent à discuter avec moi mais leur visage me fais comprendre que je ne suis vraiment pas en forme. Je n’arrive pas à parler. Je me penche vers le vide et … vomis d’un seul coup tout le Coca du bas. Ils se saisissent de mon vélo. Me laissent récupérer et me disent que je devrais rentrer en ambulance. Je n’arrive pas à leur répondre mais je leur montre le chiffre 9 qui indique le virage dans lequel nous sommes. Virage 9 : il me ne me reste donc que 5 kms environ. Je ne vais pas abandonner ici ! A plusieurs reprises ils me disent qu’il me faut une ambulance. Je dis no no no. Ils me demandent simplement de m’asseoir sur la route plutôt que sur le parapet pour éviter que je ne chute bêtement. Et repartent en me souhaitant « bon’g couwage »… Je repars à la vitesse d’un escargot. Je double des cyclistes à pied. Qui me redoublent quelques centaines de mètres plus loin alors que je suis de nouveau arrêté. Décidément je ne vais pas vite. Je suis cuit cuit cuit. Et mon mal de ventre me reprend. Au virage 6 je n’en peux plus. Je m’allonge sur le ventre tête dans le vide et je recommence à vomir. Je n’ai plus rien dans l’estomac. Je n’ai plus faim. Plus soif. Je commence à avoir des doutes. Un groupe d’espagnols avec qui j’ai fais quelques kilomètres dans le Glandon me reconnaissent mais ne disent pas un mot en me voyant. Mais quelle galère !

Virage 6 ; il reste 4 km il est hors de question  de flancher. Que le temps passe lentement, et les mètres encore plus… Je reçois quelques SMS d’Isabel ma femme qui m’encouragent, qui s’inquiète. Et je repars. Je peux à nouveau boire un peu d’eau et ça va un peu mieux. Au panneau « arrivée 2 km » je revis. Je suis presque arrivé. On voit l’entrée de L’Alpe, ça va beaucoup mieux. Encouragé par les derniers spectateurs  et photographes j’arrive même à me mettre en danseuse. Quel contraste ! Arrivée 1 km ; Je suis dans la station. Isabel est là avant l’arrivée. Je fais un stop pour célébrer ma réussite avec elle et je file vers le chrono pour stopper les compteurs.

La ligne  est franchie. Je l’ai fait dans les temps. Je suis un « finisher » comme ils disent. Sur 7600 inscrits, 5100 ont terminé dans les temps. Enfin fini! Quel bien ça fait !

Je n’ai envie que d’une chose, une bière pression. Petite ou Pinte me demandent-ils ? Pardon ? Une pinte au minimum ! et ce sera la seule chose que je pourrai avaler de la soirée…

Dorénavant à vous de tester.

Moi la Marmotte c’est fini.

Quelques stats:

https://www.strava.com/activities/1689799273  175 kms, 10h48, 4800 m, 6000 calories

 

 

 

Randonnée du Club « Les Pommes de Terre » 10 juin 2018

Merci pour votre participation

185 participants, 17 Clubs, 31 individuels

Participants Dont femmes
Levallois SC 26 6
LSO Colombes 29 2
ACBB 17
US Argenteuil 14 3
Courbevoie Triathlon 13 5
Asnières Cyclo 13 2
CCBB 11 4
ACVM Suresnes 8
Joyeux Cyclos parisiens 8 2

Toutes les photos : https://photos.app.goo.gl/x165utb3aPjD7ZSj7

Grace à notre partenaire chaque participant est reparti avec un lot.

Et surtout un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué sans retenue à cette belle fête !

Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine le 9 juin 2019.

 

CC06 Paris – Moret-sur-Loing

Pour ce CC06 nous nous retrouvons au KM0, Frédéric, Michel B, Loné, Steeve, Paul et moi-même, prêts à en découdre avec les 170 km de routes jusqu’à Moret sur Loing.

Nous retrouvons Michaël du club cycliste «Rider de m…. » pour une 3ème sortie en sa compagnie après Soissons et Amiens.

Le départ est prévu à 8h dans le groupe 23/25 km/h de moyenne.

Nous allons pouvoir apprécier un paysage magnifique tout au long de ce superbe tracé comme cela est le cas pour les CC.

Ambiance toujours aussi détendue et sympathique. La voiture jaune MAVIC est présente avec un technicien à l’écoute des uns et des autres et Loné en profite pour faire régler sa roue arrière qui avait un peu de jeu (et oui Loné trop de puissance au démarrage…) et nous voilà partis dans un beau peloton d’une trentaine de cyclistes.

Nous traversons l’avenue de la grande armée, ce qui est encore possible le week-end à 8h, pour rejoindre l’avenue Foch, le bois de Boulogne et la première difficulté à savoir l’ascension du Mont Valérien par la face est. Puis nous suivons a flanc de coteaux direction Versailles, « Buc City ».

Ni trop plat ni trop dur nous passons Toussus-le-Noble International Airport et testons nos connaissances en Gpx et autres Tpx… Les groupes se font puis de défont au fil des km.
Gif/Yvette, les Molières, exit la Chevreuse et nous atteignons l’Essonne et ses paysages également magnifiques.

Nous arrivons à Saint Chéron pour une pause-café ou coca-cola. Sucre ou caféine !
La TV est déjà sur la 1 et Loné a du mal à repartir, les bleus vont affronter l’Australie dans quelques instants…
Un nouveau compagnon de route, Pierre du club de Colombes partage la pause avec nous et nous repartons, c’est le début d’une folle envolée avec Paul et et notre nouveau venu l’attaque.
Il faut dire que l’intérêt des CC est aussi de faire connaissance avec d’autres cyclistes.

Déjà Chalo-Saint-Mars mais pas d’arrêt ravito comme pour « Versailles-Chambord » dont le CC nous semble partager quelques portions de route.
Le soleil est au rendez-vous après la grisaille du départ et la température idéale ! Cela change de Paris-Amiens et de ses 31 degrés.
Qui plus est le vent va être, une fois n’est pas coutume, avec nous pendant toute la seconde partie ! Appréciable.

Nous sommes maintenant une dizaine car la première partie du groupe 23-25 est partie assez vite.
Mais nous allons bientôt les retrouver à Étampes où nous aurions dû nous restaurer car il n’y aura plus rien pratiquement jusqu’à l’arrivée…

Les barres de céréales défilent tout comme les pâtes d’amande et autres fruits secs.

Arrivés à Buno-Bonnevaux (nom du village, et oui …) un monsieur très sympathique nous offre de l’eau dans son jardin car il n’y a pas de cimetière en vue, enfin nous n’avions pas vu une fontaine publique (hum-hum un robinet) à 5 m c’est à dire sous notre nez… Il nous confirme non sans difficulté le score du match France-Australie et le nom des buteurs. Loné est rassuré car ce sont 3 points de pris !

Nous continuons sur une portion de route en bonne état et le vent dans le dos : le Garmin affiche entre 35 et 40 km/h de moyenne sur une belle section….
Le groupe VCN s’est scindé. Paul sans GPS explore le Gâtinais et Steve a disparu… Loné, Frederic et moi-même nous accrochons comme nous pouvons (surtout moi)… nous passons Paris-Forêt (et oui après Paris-Plage il y a Paris-Forêt).

Quelques belles traversées boisées avec le parc naturel du Gâtinais et la forêt de Fontainebleau (attentions aux nids de poules sur la route).

Nous sentons l’arrivée proche, Bourron-Marlotte et enfin Moret-sur-Loing avec une bière fraîche tant attendue.

Le Garmin affiche 24,5 km/h de moyenne, pas mécontents d’être arrivés.

Retour sans encombre en TER Navigo 5 zones + RER A pour éviter une traversée de Paris un samedi en fin d’après-midi.

Une bien belle randonnée avec des personnes sympathiques et une gestion des efforts et des ravitaillements à travailler 😉

https://www.relive.cc/view/1642403282

 https://www.strava.com/activities/1642403282

Championnat de l’Essone – Course GS de Guillerval (91)

Dimanche 3 juin, à la course GS de Guillerval (91), au vu de la photo-finish, j’ai été classé second derrière un coureur du Mesnil-Saint-Denis, en haut de la longue bosse roulante, sur un beau circuit de 13 km. Un circuit type pour une course cycliste : 10 km plats avec 2 ponts routiers, quelques virages compliqués, puis une descente de 2 km et la côte de Guillerval sur 1 500 m.

Retour sur séjour FFCT en Italie

Une semaine en TRENTIN

Le Codep de Corrèze, familier de l’Italie et avec qui j’avais découvert la Ligurie et le Lac de Garde, organisait un séjour FFCT du 27 mai au 3 juin à Levico Terme, dans un hôtel agréable au bord du lac.

Jolie station non loin de TRENTE, dans une région de l’ex Tyrol Autrichien, à moins de 100 km au SO des Dolomites et moins de 100 km au N de Vérone.

Les vallées fertiles et ensoleillées abondent en vignes et vergers, les vignerons de la région n’ignorant rien du pétillant (si Concile, y a bulles). Elles séparent des petits massifs assez pentus, avec de nombreux pics de 2000 à 3000 m.

Nous nous retrouvâmes à cinquante, la majorité en provenance du sud de la France, ne serait-ce que pour une question de distance, Paris étant à 1100 km.

On s’est réparti entre petit parcours (moyenne d’environ 70 km et 1300 m de dénivelée) pour un petit tiers du groupe, et les autres sur le grand parcours (environ 95 km et 1900 m de dénivelée).

Les amateurs du petit parcours ont apprécié quelques cols dans les 1400 m : Redebus, Sommo, Vezzena… Sans parler de certains passages relevés allant chatouiller les 13 % en descente sur voie étroite, et même parfois en montée, où l’on croise aussi bien des VTT germaniques que des essayeurs de Ferrari.

Temps super toute la semaine, en concédant des menaces orageuses systématiques l’après-midi ; concrétisées une seule fois, où j’ai dû finir l’ascension 1 heure sous l’anorak, le compteur au ralenti.

Bon rodage des petits braquets.

Villepreux-Les Andelys 140 ou 210 km, il fait chaud, on a soif !

Certaines études, très sérieuses, ont prouvé par A + B, qu’une petite bière est bénéfique pour le corps humain ; et principalement pour celui du cycliste. Ses bienfaits réhydratants, rafraichissants, reconstituants (et euphorisants ?) sont évidents. Et pourtant…

Mais gardons cela pour plus tard car pour le moment nous sommes le 26 mai 2018, sur la Villepreux-les-Andelys. Départ samedi matin à l’aube depuis Neuilly, en covoiturage ou en solo, pour rejoindre Villepreux. Et en voiture Simone ! ou plutôt Christiane, Chantal, Paul, Anna, Richard, Michel Patrick et Hervé. Et moi, logé depuis la veille déjà dans le Vexin je prendrai le train en marche lorsque je verrai les neuilléens passer devant chez moi. En fait je viendrai à leur rencontre à contre-sens jusqu’au moment où je croise Katia qui ne me voit (presque) pas, puis les autres quelques kilomètres derrière car partis en décalés.

Météo impeccable. Les orages de la nuit passée ont laissé quelques dégâts sur les routes. On doublera de nombreux cyclos ayant crevé. Classique dans ces cas-là, mais la journée s’annonce bien ensoleillée quand même. La ribambelle des cyclos est donc lancée. Plus de 450 personnes d’après un membre du vélo club des cyclos randonneurs de Villepreux. Une dorénavant classique de 140 ou 210 km pour le VCN.

Christiane et Chantal se mettent sur le 140. Le reste se prononce plutôt sur le 210. Le parcours nous envoie vers l’ouest du 78 pour remonter au nord de l’A13 qu’on traverse à Gargenville, c’est à dire à l’entrée du Vexin. Belle côte de 6 kms avec un pic à 9% sur le haut pour finir de réchauffer les muscles. Il y a des cyclos en enfilade sur toute la montée. Ou par 2 juste pour énerver les quelques voitures qui nous dépassent en klaxonnant joyeusement comme ils savent si bien le faire (sans doute pour nous dire bonjour ?! on ne saura jamais mais si l’on s’en réfère à notre expérience ou à « Envoyé Spécial » du 24 mai dernier https://www.france.tv/france-2/envoye-special/503541-emission-du-jeudi-24-mai-2018.html ces voitures ne sont pas encore toutes nos amies…).

Arrivés au sommet dans la forêt ça y est les paysages du Vexin sont bien là ; forêts, châteaux, vallées vertes et vallonnées. On file ainsi vers le premier arrêt du programme à Villiers-en-Arthies.

Ravito, petits gâteaux, eau, sirops, photos, lavabos, topo météo, et re-go !

Le trajet passe ensuite devant Villarceaux et son château, longe sans qu’on puisse le voir La Roche-Guyon, puis la Seine dans ce coin des impressionnistes à partir de Vernon. Un peu plus on aurait pu visiter Giverny ! Au fur et à mesure les pelotons s’écartent. Bientôt chaque peloton se transforme en microgroupes. Nous sommes seuls au monde sur ces belles routes. Katia en éclaireur. Paul Patrick et moi plus loin. Michel en solo, en métronome régulier. Hervé, Anna, Richard ferment la marche du VCN. La température monte, le ciel est toujours aussi dégagé, le rythme est de 25 de moyenne. C’est bien, on a vu pire on a vu mieux. La rando est tranquille et dommage ou tant mieux, rares sont les côtes abruptes. On en profite pour prendre quelques photos lors de traversées de superbes forêts. Ce genre de paysages ravit toujours Patrick qui baisse le rythme pour pouvoir savourer ces moments.

Puis 11h30 les hauts des Andelys surgissent. C’est la pause déjeuner. Des tables sont alignées à côté du stade. L’accueil est parfait. Plateau repas simple mais plutôt copieux. Une table se dégage. Patrick Paul moi-même puis toute la bande s’installe. On souffle… Nos voisins de table scrutent la météo et annoncent des orages pour 17h00. Sapristi ! Pourtant le soleil est toujours au beau fixe avec ceux qui se mettent de la crème, ceux qui gardent leur manches et ceux qui font les 2 comme Paul, on est a des lieux de penser qu’un orage puisse arriver. Bref, 45 minutes plus tard on est prêt à repartir si bien qu’une heure plus tard on repart (classique retard à l’allumage avec les gourdes à remplir, les protège cales à enlever, les pneus à vérifier, les casques à rechercher…).

Nous voilà donc tous repartis en file indienne sur la belle descente qui nous fait arriver au cœur des Andelys. Nous perdons Paul au passage qui sans GPS risquerait de se perdre (on ne sait jamais) ; il nous rejoint, les ruines du château des Andelys nous surveillent. On traverse la Seine, puis l’on circule sur une longue route de campagne encaissée et serpentant le long de la rivière. Photos. Appareil qui se casse la figure. Peu de dégâts espérons. Je repars.

Il reste 110 kms à faire. Quelques kms plus loin une superbe côte nous sépare les uns des autres même si on se regroupe au sommet. La digestion semble difficile, le groupe s’étire à nouveau. Puis le vent de face de plus en plus présent terminera le travail. Nous nous retrouvons à 4, Patrick Hervé Michel et moi laissant nos 3 amis du kiwiland derrière (ils n’aiment pas le vent là-bas ? sans doute !). Notre expérience des relais se perfectionne. Nous avançons et dans 20 km le dernier ravito sera là.

Mais avec ce vent il fait soif. Une bière serait la bienvenue… j’ose partager, proposer l’idée avec Patrick et Michel. Par expérience je me souviens d’un petit bar dans lequel nous nous étions arrêtés en 2016 qui nous offrirait cela bien volontiers… mais que nenni! le café arrive, il y a même un solide groupe de cyclos qui heureux comme un Pape s’y rafraîchit. Ils nous hèlent pour qu’on s’arrête mais d’une même voix Patrick et Michel préfèrent avancer « il ne reste que 10 kms avant le ravito », « j’aimerais bien arriver avant l’orage » etc etc. Bref, j’en connais 2 qui me doivent désormais une bière… Au moins !

On continue donc sans même poser une cale à terre. Et ça dépote alors. Jusqu’à Beynes où quelques gouttes tombent… gouttes qui dureront 1 km maximum. C’est le moment que j’avais repéré pour me séparer du groupe. Je rentre dans le Vexin, je repasse pour la seconde fois via l’ascension de Gargenville à 9%. J’aurai au final fait 200 km tout rond contre 210 pour les autres ; ou 140 pour Christiane et Chantal.

A l’arrivée il y avait une loterie. Christiane a gagné un bidon. Et moi une chambre à air !

Mais Ah cette bière… j’en ai encore soif…

Une bien belle rando tranquille et bucolique. À remettre au programme 2019.

Les stats : 200 km 1800 m 24,8 de moyenne

Le parcours: https://www.strava.com/activities/1597487938

The relive : https://www.relive.cc/view/1597487938

Y’a des jours comme ça… CC05 Paris-Amiens

Avec la traversée des Pyrénées en juin, il faut rouler, donc tant pis pour la fatigue accumulée pendant la semaine, ce matin pour moi c’était debout à 6h30 pour rejoindre à 7h30 le groupe 27-30 km/h du Classics Challenge de mai : Paris-Amiens.

Seulement voilà, y’a des jours où quand on gonfle ses pneus avant de partir on entend le sifflement caractéristique du pneu qui vous nargue… le tubeless c’est bien mais parfois on peut rentrer avec une crevaison lente qui se répare toute seule à basse pression mais se réveille à 6 bars et demi ! Pour ne rien arranger plus le pneu est sec : une dose de préventif en urgence, une mèche et c’est parti ! Le groupe de 7h30 c’est peut-être compromis mais c’est toujours bon pour celui de 7h45 à 25-27 km/h.

Mais forcément y’a des jours où la mèche elle ne tient pas ! Du coup arrêt sur le quai du tram, montage d’une chambre à air et on repart. Mais cette fois-ci, pour la première fois depuis que je fais du vélo, le pneu ne se remet pas bien en place : roue voilée, c’est comme si on roulait sur de la tôle ondulée. Nouvel arrêt on dégonfle un peu le pneu, on regonfle, ça va pas beaucoup mieux mais il n’y a plus de temps de finasser : le groupe de 8h à 23-35 km/h ça va être juste maintenant ! En effet j’arrive au Kilomètre 0 alors que tout le monde est déjà parti. Heureusement ce n’est pas très difficile de rattraper un gros groupe en ville, à Asnières la jonction est faite et j’ai le plaisir de retrouver dans le peloton 3 riders du VCN : Loné, Jean-Michel et Étienne qui se demandaient bien où j’étais passé, ne m’ayant pas vu au départ où certains sont arrivés tôt…

Enfin le peloton de plusieurs dizaine de personnes sort de la ville : nous  voici plongé dans le Vexin, porte de la Normandie, à la découverte de parties encore inexplorées et carrément magiques (vous me croirez sur parole trop occupé à  regarder je n’ai pas pris de photos).

Sur la route on fait connaissance avec les autres membres du peloton qui commence à sérieusement s’étaler au fil des bosses et des crevaisons, même si on s’arrête assez régulièrement pour se regrouper. Du coup de plus petits groupes se forment, et finalement après la pause boulangerie à Amblainville les 4 cavaliers du VCN qui ont été rejoints par Karine who can do it!, un Rider de Merde qui

Karine who can do it!

porte fièrement son maillot (oui ça existe vraiment, rappelez-vous, on les avais vus sur le Levallois-Cabourg) et d’autres rencontrés en chemin, dont deux tri-athlètes qui ont lâché leur compagnons parce qu’ils ne roulaient pas assez vite pour elles ! Au final nous seront neuf à l’arrivée et nous rouleront à un bon rythme pendant tout le reste du trajet. Jean-Michel peine un peu (comme il le dit lui-même il aurait dû rouler un peu plus avant), Loné grimpe très bien un peu grace à sa nouvelle cassette à 32 dents et s’envole dans les portions plates, Karine who can really do it!  discute tranquillement dans les côtes où tout les autres  monde soufflent.

Après une deuxième pose un peu avant 13h dans une boulangerie dévalisée (vous auriez du nous prévenir, ça défile depuis ce matin !) et une épicerie/bar à côté ou c’est à peine mieux mais où les gens sont vraiment très sympas, nous voilà repartis. Mais un peu plus loin certains comment à manquer d’eau (dommage à l’épicerie ils remplissaient les bidons) alors qu’il fait de plus en plus chaud : les nuages ont fait depuis longtemps place au soleil et mon compteur annonce 31° C.  Presque au même moment, Karine, auprès de laquelle je me suis vanté plus tôt de mes talent de mécanicien participatif m’annonce qu’elle ne peu plus passer ses vitesses à l’arrière : le dérailleur reste bloqué sur le petit pignon alors qu’il nous reste encore 60 km à faire et quelques bosses. Un rapide examen visuel en roulant ne donnant rien on s’arrête un peu plus loins pendant que d’autres se mettent en quête d’eau dans le cimetière voisin.

Mais y’a des jours comme ça : il n’y a pas d’eau au cimetière et le câble de dérailleur est cassé à l’intérieur du cadre, il pendouille même après mes manipulations et la pince coupante Leatherman du rider de merde ne veut rien couper (il avait aussi un câble de rechange, peut-être pour dérailleur mais pas sûr, seulement sur le bord de la route avec des passages internes on n’a pas tenté), c’est pas grave, on enroule le câble autour du dérailleur et on repart.  Mais Étienne qui revient du cimetière a une bonne idée : utilisons les butés pour remonter de quelques pignons, ça sera toujours mieux que rien. Aussitôt dit aussi fait avec l’œil précis d’Étienne qui contrôle l’alignement et moi qui joue du tournevis on gagne un pignon qui permettra à Karine d’aller jusqu’au bout !

Nous voilà repartis et dans le village suivant on trouvera un cimetière et un robinet : cette fois-ci tout le monde en profile pour se rafraîchir mais malgré tout la fatigue commence à se faire sentir et le vent d’est à 20 km/h nous gêne dès qu’on se tourne un peu vers lui, mais tout le monde s’accroche et on avale les kilomètres alors qu’on sait que la délivrance est proche : les derniers 30 km sont en légères pente descendante jusqu’à Amiens. Du coup une fois passés la dernière bosse on accélère et on file vers la Cathédrale à 28-32 km/h.

Enfin l’arrivée ! Après une pause photo devant le monument on file retrouver d’autres cyclos au Loft boire la bière bien fraîche, dont on avait tant parlé sur le parcours (il avaient même de la Delirium Tremens en pression ! 🍻), avant de profiter d’un repos bien mérité dans le train pour Paris, où le contrôleur nous a répartis de manière à ce qu’on puise ranger facilement tous nos vélos.

Y’a des jours comme ça, où tout ne se passe pas exactement comme prévu, où on pense plusieurs fois à faire demi-tour et à rentrer se coucher, mais ou au final on passe une superbe journée sur le vélo, on rencontre des gens vraiment très sympas et solidaires, et ou finalement ont rentre chez soit rompu mais le sourire aux lèvres…

Sur Strava avec plus de photos: https://www.strava.com/activities/1597212236

Rallye des Asperges 20 mai 2018

Encore une belle représentation du VCN pour le rallye des Asperges du dimanche 20 mai. En effet nous nous retrouvâmes à 18 au départ d’Argenteuil dont trois  nouveaux membres, Frédéric D., Dominique D. et Fabrice C.  plus un invité de marque en la personne de Pascal M.

Répartition en fonction des distances : 4 sur le 55 km, 7 sur le 70km, 6 sur le 95 km et 1 sur le 125km.

Patrick C et Paul J. partis tous les deux comme des arbalètes, tout le reste du groupe resta bien groupé les premiers kilomètres. Après la première difficulté au km 10  la monté de la cote de Monlignon en forêt de Montmorency, les écarts se sont rapidement creusés.

En avançant dans la matinée, chacun a  réalisé son objectif de parcours et d‘allure.

Pas vraiment de grosse difficulté si ce n’est la montée entre Viarmes et  Saint Martin du Tertre avec quelques segments entre 9% et 13%, cela nous laisse le loisir de profiter du beau paysage de sous-bois sur une route quasiment pas empruntée par les voitures.

Au retour à Argenteuil, un grand nombre d’entre nous ont eu le plaisir de se retrouver pour un dernier verre et sandwich offert par l’UVA

Au total 185 participants au départ d’Argenteuil

Sur cette photo prise au dernier ravitaillement, deux de nos nouveaux adhérents : Dominique (à gauche, tenue bleue) et Frédéric (à droite, tenue noire)

Parcours du 95 km de Patrick C. : https://www.strava.com/activities/1585090511

Concours Photo de Mai 2018

#1

#2

#3

#4 Premier Mai !

#5 Le VCN représenté à Paris Plage devant sa tour Eiffel

#6 Le VCN en poste devant la Villa Monejan du Touquet

#7 Photo de photographe

#8

#9

#10

Quelle est votre photo préférée ?
  • Photo #3 33%, 5 votes
    5 votes 33%
    5 votes - 33% de tous les votes
  • Photo #1 20%, 3 votes
    3 votes 20%
    3 votes - 20% de tous les votes
  • Photo #10 13%, 2 votes
    2 votes 13%
    2 votes - 13% de tous les votes
  • Photo #2 13%, 2 votes
    2 votes 13%
    2 votes - 13% de tous les votes
  • Photo #7 13%, 2 votes
    2 votes 13%
    2 votes - 13% de tous les votes
  • Photo #9 7%, 1 vote
    1 vote 7%
    1 vote - 7% de tous les votes
  • Photo #6 0%, 0 votes
    0 votes
    0 votes - 0% de tous les votes
  • Photo #4 0%, 0 votes
    0 votes
    0 votes - 0% de tous les votes
  • Photo #8 0%, 0 votes
    0 votes
    0 votes - 0% de tous les votes
  • Photo #5 0%, 0 votes
    0 votes
    0 votes - 0% de tous les votes
Total des Votes : 15
juin 1, 2018 - juin 6, 2018
Le vote est fermé
© Kama

Sortie Club du dimanche 13 mai

Frédéric, nouveau au club espérons bientôt, nous a accompagné ce matin.

Avec Thierry V, Stéphane G, Michel B, Alexander et moi-même pendant que le gros des troupes parcourait les monts et les vaux des Ardennes… et d’autre les sommets andalous.

Départ 7h30 depuis la mairie sans Miss Lisbeth souffrante, sans la pluie qui a fait une timide apparition et avec 2 GPS parmi nous ; Ouf !

Ouf ! car Stéphane et moi avons profité des méandres de Toussus-le-Noble pour perdre, involontairement quand même, nos 4 compères.

Parcours dérivé du CC02 Paris Chartres donc très sympathique pour sortir de Paris. Avec des variantes en tous genres :

On part vers Suresnes mais au lieu de monter vers le golf on file tout droit pour traverser St-Cloud et faire chauffer les muscles dans la montée du Parc de St-Cloud.

On continue à faire chauffer les muscles en repartant de plus belle à travers Ville-d’Avray sur la raide piste cyclable.

Pause avant Versailles pour noter svp les statues de Pershing et Lafayette, n’est-ce pas Alexander ?

Traversée royale de Versailles mais au lieu d’en sortir par les minières on se prend en direct un très beau casse pattes avant Buc qu’on traversera gentiment

Puis descente de Chateaufort debouts sur les freins mais c’est en descente donc no pain !

Puis ensuite à nous Cheuvreuse via Boullay-les-Troux (très joli), la Celle-les-Bordes (très joli), Bullion (très joli) et Clairefontaine (très …), en forêt de Rambouillet.

Pour le retour on ne pouvait pas éviter les 17 tournants. Ni Dampierre où les 2 pelotons se sont retrouvés pour un café Perrier Coca avant de repartir bille en tête.

Bille en tête car à 12h30, à la maison, il fallait être…

Donc on a fait des relais en permanence ; c’était chouette…

Superbe sortie.

Circuit à mettre sur le site pour le refaire à plusieurs.

Peloton 1 :  110 kms 1100m de dénivelé

https://www.strava.com/activities/1568944224

https://www.relive.cc/view/1568944224

Peloton 2:  90 kms 920m 22 kmh

https://www.relive.cc/view/1569085664

PS: Sur le deuxième relive un sympathique effet permet de voir les 2 pelotons en même temps.

Bon dimanche.