Rallye Alex Singer du 3 mars 2019

Ce matin un Rallye ! Ça change d’une Randonnée car cela signifie qu’il n’y a pas de parcours imposé par les organisateurs.

En l’occurrence l’ACBO et connu surtout via son légendaire magasin de beaux et vintages vélos d’un autre genre.

Une belle bande du VCN est donc parti sur 1 des 3 circuits proposés. 50, 75 ou 90 km. Chacun y a trouvé son compte j’espère.

Nous étions une bonne quinzaine cf quelques photos et vidéos ici :

Avec l’ascension de la côte de Millon en temps réel… 15% ca fait mal !

Les stats: https://www.strava.com/activities/2188046921  

91 km 900 m de dénivelé 25,6 de moyenne

et une crevaison…

Ah oui j’oubliais, merci à Franky et sa bande pour leur musique. J’aime…

Allez, bon dimanche et bonne semaine.

Sortie type Gravel en campagne parisienne

Le circuit de ce matin avec Frédéric, aurait plu à Jean-Louis qui n’a pas osé nous suivre. Pas très long 63 kms ni trop rapide 22 de moyenne.

Et pour cause, c’était un circuit exploratoire sur et en dehors de notre asphalte préféré c’est-à-dire bien souvent en forêt sur ces sentiers tranquilles et non goudronnés aux alentours de Neuilly.

Pas la peine de chercher à aller vite, c’était impossible. Ni de chercher de longues côtes, c’était tout en douceur et en couleurs en cet automne bien entamé maintenant.

 

Nous étions 5 au rendez-vous. Frédéric, Jean-Louis (qui pense sérieusement au gravel parait-il…), Christiane et Chantal nos bientôt nouvelles expertes en GPS et moi-même.

 

Merci à Frédéric qui a osé m’accompagner ce matin. Ce nouveau circuit comportait quelques innovations et avait tout ce qu’il fallait pour nous faire perdre notre sens de l’orientation alors qu’on était constamment à quelques mètres de lieux très classiques. Jamais vous ne verrez Longchamp, la montée de St Cloud, la D307, St Cyr l’école, la minière , Buc, l’aqueduc de Buc, re-Buc, Jouy sans l’homme mort, Bièvres et Meudon de cette manière si vous n’osez pas ce circuit.

 

Je détaille pour les motivés…

Départ direct de la mairie vers l’avenue Charles de Gaulle puis sur l’anneau de Longchamp pour se chauffer les muscles.

Traversée de la seine ni à Suresnes ni à Boulogne mais via le petit pont piéton en sortie de Longchamp. Ne pas poser pied à terre svp. C’est pas du jeu.

Casse pattes vers St Cloud pour rejoindre le golf de St Cloud puis traversée de de la forêt de Rueil via le bois de St Cucufa.

Pour nous rassurer on descend ensuite la D307 jusque St Cyr qu’on rejoindra sur la piste cyclable. Ne pas rater l’entrée de la piste sinon t’es marron…

A St Cyr pas de pause au café qu’on connait mais directo un autre casse pattes bien caché qui passe sous la N12 pour déboucher dans un bois inconnu. Bel étang , sentiers forestiers à tout va ; Mais où est-on ? C’est en sortie de ce bois, longeant cet imposant étang qu’on découvre qu’on était à la minière… C’est malin !

Et pour sortir de la minière d’habitude soit tu montes à gauche vers Versailles et c’est dur ou soit tu montes à droite vers Guyancourt et c’est dur aussi. C’est malin ! Pourquoi ne pas continuer tout droit ? Très bonne idée ! Let’s go et on a longé une petite rivière bucolique sur une belle petite piste cyclable pour déboucher sur Buc ! Buc est par ici ? Aie Aie Aie on commence à perdre notre latin. Déjà qu’il est loin ce latin de nos jeunes années folles…

Mais ce Buc ci c’est le Buc du bas. Bis repetita casse pattes. Et emporté dans notre élan on rate le virage à gauche. Demi -tour puis c’est reparti pour déboucher sur le château de Buc.

On file alors à travers Buc et on rejoint le célèbre Mirage (l’avion de chasse) en haut de l’aqueduc de Buc. Terrain connu. Archi connu. On file vers Jouy puis bip bip « hors parcours »… Car oui il faut alors prendre un petit chemin de forêt qui descend le long de l’aqueduc mais qui est un peu sportif… C’est là où il faut rester sur les freins, debout, sans aller trop vite ni trop lentement. Jusqu’à cette descente de 3 m de long mais à combien ? 20 ? 30% en tout cas pied à terre avant puis on se lance et chacun sa technique. Je me lance je freine à fond en bas pour ne pas filer dans le décor ; Frédéric bloque les roues durant la descente pour arriver tout cool en bas. C’est passé. Certains du VCN auraient peut-être râlé. A voir si on les fait passer par ici… Un panneau en pierre nous rappelle que cet aqueduc est de 1682…

Frédéric en profite pour remettre sa chaine qui a sauté, et c‘est reparti dans les feuilles, les châtaignes, les racines ; Je cale dans une petit côte bêtement (mauvais pignon arrière mauvais plateau) puis on arrive dans le haras du bas de Jouy que vous connaissez tous mais que vous ne situez pas c’est normal vous ne l’avez jamais traversé ainsi… Un cheval se repose dans la cour ; on s’esquive lentement. A nous l’homme mort maintenant ?

Hé bien non. On tourne vers l’opposé, vers les Loges en Josas ; belle côte. On monte en puissance on n’est pas là pour faire du tourisme quand même ! Une fois en haut, logique, on redescend. Vers Jouy et l’homme mort ? bis repetita x2 que nenni. On va en fait longer le bois de l’homme mort via cette route sinueuse qui mène à Bièvres puis à Meudon via le Plessis Robinson. Autre casse pattes bien raide à Meudon.

Et c’est fini. Descente. Boulogne. Neuilly. Et maison. Comme ET (dites « iti »).

 

Bref cela nous a bien plu.

A vous de voir si vous voulez le refaire. Cf la vidéo qui donne une idée de l’ambiance.

Ce n’est pas si gravel (inutile d’amener un VTT, ok pour le VTC) que cela mais ayez un vélo bien préparé (pneus révisés, bien gonflés, oreilles et yeux attentifs).

C’était un peu court 3h30 mais parfois même quand c’est court c’est intense et très bien.

 

Les stats : https://www.strava.com/activities/1939093982 65 kms 3h30 600 m 6°C et 22 de moyenne

Le relive avec les photos : https://www.relive.cc/view/1939093982

Les photos : https://photos.app.goo.gl/VPAMmX2KgwYfgqvdA

La vidéo: https://wetransfer.com/downloads/916b9168bd97715aeff6decee468332820181101171857/7b1ffa33e530b4d7d746d930a2c8a27020181101171857/1057de

Quelques compléments avec la vidéo qui dure 4 minutes (c’est la 1ère fois que j’en fais, syez indulgent avec le montage..) :

Le début = le bois de la minière

50’’ = la fameuse descente de Buc avec Frédéric qui remet sa chaine.

2 40’’ = petit chemin avant Buc

A 3’ 59’’ vous pouvez aaréter je n’ai aps su supprimer la fin…

 

Et vous Christiane Jean-Louis Chantal quel circuit ? Un peu de mécanique parait-il aussi ? 😊

 

PS : Merci à Albeniz que je trouve sublime. Mais pas à vélo.

 

les cinglés du Ventoux. 1ère partie.

L’idée nous est venue brutalement comme ça sans prévenir. Était-ce lié à trop de routes plates ces derniers temps ? Était-ce lié à la fin de la saison annonçant le passage du cuissard court au cuissard long ? Était-ce lié au fait que le Tour n’y est pas passé cette année ? Était-ce lié à …

Aucune idée mais une fois l’idée lancée Jean-Baptiste Patrick moi-même accompagnés de notre directrice logistique, ça y est, en route pour devenir un de plus parmi ces « cinglés du Ventoux » (copyright http://www.clubcinglesventoux.org/fr ).

Objectif : faire 3 fois dans la même journée le Ventoux.

Itinéraire : dromadaire à 3 bosses (Malaucène-Ventoux, Bédoin-Ventoux, Sault-Ventoux).

Kms et dénivelé : 137 kms 4600m

Date visée : samedi 27 octobre 2018.

 

Départ de Neuilly vendredi matin. En voiture Simone. 3 vélos dehors 3 cyclistes dedans. 1 logisticienne pour encadrer le tout.

Météo du tonnerre. Il fait beau, je l’ai déjà dit c’est chouette le vélo.

 

Notre stratégie maintes fois discutée est d’établir le camp de base à Malaucène.

D’aucuns diront que partir de Bédoin est plutôt conseillé afin de démarrer par le plus dur mais bon telle fut notre décision.

Côté météo cela s’annonce mal depuis plusieurs jours ; le passage à l’heure d’hiver prévu ce week-end semble concomitant avec un changement de saison notable de l’été vers l’hiver… mais la météo serait-elle une science exacte  (François) ? Ca se saurait…

 

Révision des vélos le soir même. Un grand classique : Inspection des pneus, chaînes huilées (3 vélos 3 méthodes : huile classique, huile céramique, cire)  chacun sa sauce quoi !, fixation des lumières avant ET arrière, vérification de l’état des piles, réglage des cales et des hauteurs de selle, petit tour dans Malaucène village dédié au vélo (il y a plus de magasins de vélos qu’autre chose.. on s’y sent bien tout de suite … on a envie de tout acheter…) puis les vélos sont remisés dans un espace sécurisé et ad hoc. Tout est prêt ! On peut aller dévorer un dîner de cyclistes au Petit Paradis de la place. « Bivouak » au programme. Blonde et ambrée. A chacun ses goûts.

 

Samedi matin réveil à 6h45. Tout semble sec dehors. Good !

Une heure plus tard lors du petit déjeuner à 7h45, pluie et froid dehors dorénavant. Zut !

 

Et c’est parti à 8h45. Météo oblige on ne fait pas les 7 kms prévus pour s’échauffer mais on se jette dans la pente. Direct.

Nos petites lumières clignotent. Crachin breton faiblard. JB , optimiste, laisse la veste de pluie dans son dos . Le petit trio est en route, la température est douce 15 degrés et l’ascension démarre.

Altitude de départ 400 m. Dans 21 kms on sera à 1909m. Pente moyenne 7.5%. Pente max 14%.

La route est superbe. Il n’y a personne. Pas un vélo, pas une voiture (en fait on en croisera même pas 10 sur cette ascension et 7 vélos sur toute la journée) car plus on avance plus la température baisse, la pluie faible est de plus en plus insistante et le ciel s’assombrit peu à peu. Mais l’atmosphère reste bonne, le petit groupe s’étire Patrick devant JB puis je ferme la marche. Avec nos vestes d’hiver il fait chaud là-dessous. Personnellement mon cardio s’affole dès le départ et je monte au train entre 170 et 175 ; C’est beaucoup trop ! Surtout ne pas accélérer. Je ne sais pas ce qu’il se passe (j’y travaille encore pour comprendre. Trop de cafés ?); Keep cool et avance bonhomme ! telle sera ma devise du jour ; tant pis.

L’avantage de cette ascension c’est que les pentes alternent le dur et le moins dur. Plusieurs portions à 3% 4% 5% s’alternent avec les longues portions à 10%. Voire 12 13 et 14 très courtes. Mais la pluie s’accentue. JB fait une pause pour mettre la veste de pluie qu’il ne quittera plus de la journée. A 5 kms du sommet le ciel s’éclaircit et on voit l’observatoire très nettement tout là-haut ; c’est beauuuuuu. Patrick file sur les cimes. Il passe (trop vite on dirait Vam Impe 😊 ) à 10 m d’un chamois gîté sur ces pierres caractéristiques du Ventoux. J’aurai plus de temps pour l’admirer cet isard mais sortir l’appareil photo de son plastique dans la poche arrière sous la veste de pluie… quelle galère… donc pas de photos et hélas il y en aura donc très peu ce jour …

2h30 plus tard nous sommes tous au sommet. Et de UNE. Photos. Le ciel est noir. Il fait près de zéro degré. La route mouillée. Pas un chat. Aucune boutique ouverte. Pas une voiture. Rien. Quel contraste avec l’animation habituelle de cet endroit par beau temps. Serions-nous arrivés sur la Lune…. ???

 

La descente vers Bédoin est rapide mais contrôlée car on ne voit rien. Et il fait froid. Heureusement on prendra 8 degrés de plus en arrivant à Bédoin mais c’est quand même transis de froid qu’on débarque dans un café du coin. Thé ou café et on fait tamponner nos cartes. Discussion avec les locaux qui nous prédisent de la neige au sommet («  ça va pas la tête ?! » ) et c’est tremblotant de tous ses membres que Patrick découvre quelques techniques pour réchauffer ses mains, ses doigts.

 

Photo. Et c’est reparti. La plus dure est à faire. Ascension par Bédoin. 22 kms 7.5% de moyenne. Train train habituel. En groupe puis en file indienne puis en solo chacun. Perso je suis très vite hors course. Je n’arrive pas à faire redescendre ce cœur. Donc je baisse le rythme pour me caler sur 160 et c’est en roulant entre 5 et 6 km/h max (6 max ??!!) que j’arrive au Chalet Reynard. La pente est constante. Très peu de répit. Elle bien plus dure que depuis Malaucène et plus on avance plus il fait vraiment froid. Arrivés au Chalet Reynard il reste 6 kms à faire ; heureusement je reprends un peu de poil de la bête. Mais les derniers 500 m sont très éprouvants. Il neige. Mon guidon est de plus en plus blanc, la lumière est recouverte de neige ; c’est joli à voir ce petit clignotement blanc sous les flocons et c’est épuisé que j’arrive 10 minutes après JB et 20 après Patrick au sommet. 2h30 d’ascension encore. Et moi qui avait prévu 1h30 sur Malaucène et 2h sur Bédoin… Rage…

 

Patrick et JB sont abrités sous un porche de garage de 50 cm de large. Dès mon arrivée d’une seule voix ils me disent « ce n’est pas sérieux de continuer ». C’est le moment le plus dur de la journée. Je leur réponds que pour le moment je ne suis pas assez lucide pour réfléchir et prendre une quelconque décision . J’ai besoin de récupérer. Un « Lion », deux « Lion » et boire un peu. Ne pas décider et allez, prenons des photos. Il neige tellement qu’au début prendre une photo n’est pas notre priorité mais quand même ! allez, photos, selfies, pauses, c’est aussi ça ces moments de vélo. Graver pour plus tard !

Vient ensuite le moment des calculs. Il est 14h30. Si on descend -vite- en 30 minutes on est à Sault à 15h00. Pause pour manger en vitesse 15h30 15h45 puis remontée à  partir de 14h45 16h00 donc sommet vers 18h 18h30 puis descente vers Malaucène à 19h00. Et c’est un chrono idéal… Il fait déjà très sombre. -2 degrés. Et ça neige… on fait quoi ? On appelle la logistique pour un conseil extérieur. Une équipe c’est une équipe ! On fait tout un tas de suggestions. Le temps passe. On est trempés. Gelés.

 

Et … on décide finalement de renoncer. Trop dangereux de continuer. On est ici seuls au monde. Pas un chat rien de rien. Atmosphère de montagne en hiver. Pas un bruit. Zut ! Rage !

 

On repart donc mais non pas vers Sault mais vers Malaucène. Avec la pluie le froid les freins à disque crissent au début sans perdre de leur efficacité (je recommande) puis se calment. Devant, dans la descente JB hurle au froid. Il n’en peut plus et 5 kms plus loin fonce directement dans un, dans le, restaurant dit du Liotard. Il a les mains gelées. Nous le suivons. Un excellent chocolat chaud nous sera servi. Et même deux pour JB le gourmand ! Après 10 minutes ça va mieux et on repart soit en voiture soit à vélo. Notre logisticienne étant venue, appelée à la rescousse, nous rejoindre pour redescendre le/les volontaires en voiture pour les 15 derniers kilomètres.

 

6h de vélo. 85 kms. Au final on n’aura donc fait qu’un dromadaire à 2 bosses. Malaucène-Ventoux et Bédoin-Ventoux. La troisième bosse ce sera pour 2019. Promis. Et sous le soleil car des paysages magnifiques du Ventoux, de sa vue jusqu’au Rhône, de ses cohortes de vélos, motos devant derrière, rien de tout cela nous avons rencontré. Rien de rien. Une bien étrange aventure quand même. Une bien belle aussi. C’était la 4 ème fois que je faisais le Ventoux. Next time 3 de plus d’un coup. Non mais !

 

Les stats : https://www.strava.com/activities/1930360016/analysis

Le relive: https://www.relive.cc/view/g26197951487

Les rares photos : https://photos.app.goo.gl/Kk26oWPma2aRGGUq9

 

Nicolas Jean-Baptiste Patrick Isabel

Neuilly, Octobre 2018

23 octobre Toboggan Meudonnais – VCN 1er

Belle matinée radieuse  de mi-octobre, nous étions 30 au départ du Toboggan Meudonnais

 

30 parmi

928 participants !

VCN  classé 1er !!!

Devant Levallois et Sceaux

 

Un grand merci pour vos participations .

 

 

Vous avez été gâtés,  de très belles bosses, une météo optimale même si un peu fraîche au début de la matinée ( 3 degré selon mon GPS !)

 

Un ravitaillement comme seul Meudon sait faire  :  huîtres foie gras et saumon – et il me semble que cette année tous  en ont profité.

 

Parcours exigeant, j’espère que ceux qui l’on découvert pour la première fois n’ aurons pas été trop surpris – c’était également pour quelques-uns leurs premières sortie avec le VCN, je vous promet les prochaines seront moins physiques !

A nous les petites dreusiennes alias #CC09 Paris-Dreux le 13 octobre

J’ai remarqué depuis que je pratique le cyclisme que plus qu’une passion, celui-ci constitue un échappatoire pour la majorité des pratiquants.

Les motivations sont diverses mais je soupçonne que la motivation principale réside dans la fugue du foyer conjugal (humour).

L’occasion était donc toute trouvée pour les membres du VCN de justifier d’une absence all day long auprès de son conjoint.

Pour les autres, ceux qui croient encore un peu à l’amour et au sens des responsabilités (2 membres du VCN : Arnaud et votre serviteur) rendez-vous était donné à 6h30 au palais des congrès pour entamer le parcours et être rentré pour déjeuner, et accessoirement pour assister à la victoire de Thibault Pinot dans le dernier monument de la saison. Premier bon prono de la saison pour bibi, il était temps.

Bref, loupiottes, coupe-vent du VCN et départ à finalement 6h45 sur les routes éclairées de la capitale.

Après la cote du « père lapin », et escamotage de la descente de « web Pizza » (placement de produit), le premier passage en forêt a commencé à entamer nos forces mentales : malgré nos lumières, la navigation était difficile et nous avons été à nombreuses reprises secoués par les ralentisseurs.

Heureusement, Arnaud alias « biloute » pour les chti, ou « chivas » pour les espagnoles (vous comprendrez qu’ils se sont bien trompés plus loin) avait prévu sa super lumière avant pour nous sauver un peu la mise.

Après 2h30 de route, et après le lever du soleil, la vallée de Chevreuse nous ennuyait : quelle idée de se retrouver à cet endroit après déjà presque 3h d’effort alors qu’en empruntant des chemins de traverses, l’affaire aurait été entendue en 1h30. Le poids de l’histoire allait-il finalement ranimer nos ambitions ?

Enfin nous sortons de nos terrains habituels d’entrainement, et cela passe par un petit chemin dans les bois, sorte de sas de décompression avec à nos pieds les feuilles mortes témoignant d’un automne qui peine à s’installer.

En fait ce n’est pas Paris – Dreux mais Paris – Tours la classique des feuilles mortes.

En parlant de morts d’ailleurs, nous avons rencontré quelques personnes avec des gilets oranges, visiblement une organisation de voisins vigilent avec comme idée de maitriser la faune résidant dans le bois.

Super idée des organisateurs d’ailleurs de nous faire passer au milieu de la battue de sangliers. On apprendra d’ailleurs que dans le même temps, l’un de nos ami cycliste avait été pris pour un lapin, un vttiste anglais amoureux de la France.

Pour tout avouer, j’avais très envie de vite sortir de cette piste gravel jusqu’à ce que Chivas me fasse le coup de la panne…enfin de la crevaison.

A peine le temps de me retourner que je comprends que les ibères ont confondu Chivas et la déesse Shiva.

Shiva était déjà en train de sortir de sa sacoche de selle une petite paire de gant en latex pour réparer sa crevaison … 20 minutes très longue à essayer de survivre au milieu de la partie de chasse.

Nous repartons puis sommes doublés par une bande de hipster habillés en rafa, certain avec des vestes sans manches km0.  Pas de doute, nous ne somme plus les éclaireurs de ce Paris – Dreux.

La faim se fait ressentir et nous nous arretons dans la première ville venue pour faire connaissance avec la boulangère et la tenancière du bar PMU du coin.

Nous avons déjà dépassé notre horaire d’arrivée alors qu’il reste encore 40 km à parcourir. Nous rencontrons un groupe de cyclotouristes qui acceptent de nous tracter jusqu’à l’arrivée avec une bonne moyenne : 30 km/h. Nous aurons le mérite d’avoir bien terminés.

Arrivée à la gare de Dreux, Biloute souhaite sympathiser avec les locaux, en fait nous ne trouverons que quelques cyclistes accoudés au bar.

Ni une ni deux, Biloute siffle une peinte cul sec, si seulement il avait été aussi prompt à me relayer nous aurions pu voir l’arrivée du Il Lombardia.

Dans mes pensées, et en contemplant un « finisher » qui nous avait de peu devancé, je me dit que le maillot vert du team europcar était sacrément beau…

Perdu dans cette nostalgie nous prenons le train et discutons matos jusqu’à la gare Montparnasse, ou un petit jeu de saute barrière nous attendait encore.

To be continued

Le tracé :  https://www.strava.com/activities/1901848565

Marmotte en deux jours

Steve, Michel, Hervé, Jean-Baptiste, Arnaud et Thibault moins téméraires que Nicolas ont choisi la formule rando histoire d’avoir deux jours de pur plaisir pour apprécier l’Oisans, la Maurienne, le Galibier et bien sûr l’Alpe d’Huez.

Jour 1 : 8h30, départ de l’Alpe temps radieux, on sait qu’il va faire chaud. Descente vertigineuse vers la vallée le compteur s’affole ! Au Bourg d’Oisan nous récupérons nos dossards et confions nos sacs à dos à l’organisation pour un transfert à Valloire.

Premiers kilomètres sur du plat, histoire de chauffer les muscles, puis après le lac du Vernet l’ascension vers le col du Glandon débute, nous sommes à 710 m d’altitude et le sommet dans 36 km à 1924 m. J’arrive au sommet vers 13h, Hervé et Steve m’ont gentiment attendu alors que le reste de l’équipe a déjà poursuivi le parcours.

Descente dans la vallée de la Maurienne puis 20 km de faux plat montant vers Saint Michel de Maurienne, certainement la portion la moins agréable du circuit. Puis ascension du col du Télégraphe, 12 km pour gravir 836 m de dénivelé. Enfin quelques km de descente pour rejoindre Valloire, bonne surprise des organisateurs, un van nous conduit à l’hôtel ! Bières et repos bien apprécié.

Jour 2 On rentre immédiatement dans le vif du sujet : l’ascension, du Galibier, 18 km pour gravir 1 214 m de dénivelé. Le paysage est tellement époustouflant que l’on oublierait presque que c’est dur, voire très dur. La route étant sur la fin réservée aux cyclistes c’est du pur bonheur ! Impressionnant de voir autant de neige sur le bord de la route.

Descente ensuite vers le col du Lautaret ou je retrouve Hervé qui part un peu devant, tourne à gauche, je le suis… mon GPS clignote tout rouge pour m’indiquer que je ne suis pas sur la bonne route, étrange il y a d’autres cyclistes qui prennent ce chemin, je ralenti… effectivement nous ne sommes pas sur la bonne route, que faire ? Hervé est déjà assez loin sur la longue descente vers Monêtier, je pars à sa poursuite ! Le mot n’est pas vain, nous sommes sur une descente de 5 à 7 % sans virages avec un très beau revêtement. J’ai beau tourner les jambes le plus vite possible, je ne réduis que très lentement l’écart avec Hervé.  C’est seulement après une bonne dizaine de kilomètres que j’arrive à sa hauteur. Pas d’autre solution que de faire demi-tour. Nous voilà reparti… et la chance était avec nous, après 5 km de montée un taxi qui avait compris notre erreur s’arrête à notre niveau et nous propose de nous remonter en haut du Lautaret. Steve a fait la même erreur et s’est retrouvé lui à Briançon ! La raison de ces erreurs : une flèche jaune sur le sol qui balisait non pas notre parcours mais la mythique route des grandes Alpes !

Nous voilà reparti vers le Bourg d’Oisans. 36 km de descente avec plusieurs tunnels. Un peu stressant de rouler à 35-40 km/h avec peu d’éclairage en espérant qu’il n’y ait pas de trous dans la chaussée.

Après un bon ravitaillement au Bourg d’Oisans reste la vraie difficulté tant attendue mais redoutée : la montée de l’Alpe d’Huez et ses 21 virages. 14 km sur 1120 m de dénivelée avec les 21 panneaux qui rythment l’effort. Une pente moyenne de 7.90 % et un maximum à 14 %.

Pour nous soutenir tout le long de la montée les spectateurs sont nombreux, il faut dire que la Marmotte c’est 85 % d’inscrits étrangers avec un nombre important d’Hollandais (ils ont leur virage – le 7 !), d’Anglais et de Belges.

Après deux bonnes heures de montée (loin des records !), me voilà content et fier de passer sous le portique de la ligne d’arrivée et de recevoir la médaille de Finisher ! La pasta party a été plus appréciée.

Arnaud, Jean Baptiste, Thibault et Hervé  avaient déjà atteint leur graal, Steve qui avait fait un belle école buissonnière arrivera plus tard   Et bien sur Nicolas qui a réalisé l’exploit de faire se parcours sur la journée.

la vidéo du premier jour :