Mise en avant

Randonnée des Pommes de Terre 2019

Le Vélo Club de Neuilly-sur-Seine

Vous invite à sa Randonnée des Pommes de Terre.

Dimanche 9 juin 2019

Parcours fléchés avec ravitaillements, comptant pour le challenge du CODEP 92.

Départ : Stade Monclar, 55 Boulevard du Parc, 92200 Neuilly-sur-Seine

Arrivée jusqu’à 14h avec remise de coupes, lots, boissons et collations.

Inscriptions sur place :

Licenciés FFCT : 4€ (gratuit pour les moins de 18 ans)

Non licenciés : 6€ (1€ pour les moins de 18 ans)

Cyclo-découverte : 2€

Cyclo-découverte encadrée de 25 km, départ à 9h30 précises.
Parcours Fléchés de 67, 94 et 116 km, départ de 7h30 à 9h30.

25 km

Distance totale: 28.36 km
Denivelé total positif : 225 m
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67 km

Distance totale: 67.9 km
Denivelé total positif : 990 m
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94 km

Distance totale: 94.88 km
Denivelé total positif : 1305 m
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116 km

Distance totale: 116.73 km
Denivelé total positif : 1566 m
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Ma première compet’ …à mon tour.

Bonjour à tous,

Pour ma première fois, plus la date D approchait, plus j’en appréhendais son déroulement. Est-ce que ça allait faire mal? Est ce que ce serait quand même du plaisir quelque part? Serait-ce un succès ou un échec? Car oui même si j’avais hâte de rentrer dans le vif du sujet je l’appréhendais depuis plusieurs mois cette première rencontre. Et c’est ce que me confirmera Christian mon coach en la matière lors du débriefing post course autour d’une excellente bière artisanale creusoise, appréhender stresser être tendu c’est tout à fait normal pour une première fois.

Donc j’étais inscrit sur une course FFC 2ème et 3ème catégorie dans le Limousin à Bord St Georges. 2ème ou 3ème catégorie, ne me demandez pas ce que cela signifie. Pour moi cela veut dire qu’on n’est pas dans les costauds de la Division 1. Plutôt rassurant. J’étais d’ailleurs allé faire le circuit en repérage à Noël avec Christian et Yves.  2 collègues qui roulent bien. L’un Christian président du club, forgé par la compétition depuis qu’il est petit, mon « coach », et l’autre, cyclo grimpeur très aéro -il me rappelle toujours mon idole de mes années d’école primaire, un certain Lucien Van Impe que j’adorais voir en montagne dans le Tour de France chaque été – malgré son âge de jeune retraité. Une boucle jamais plate de 5 kms environ en pleine campagne. Pas compliquée à voir comme ça et avec quelques lignes droites où l’on peut foncer foncer et même faire tout le circuit sur le grand plateau… seule l’arrivée après une raide courbe sur la gauche, en montée, était plutôt technique. Là il faudra savoir descendre d’une dent, appuyer fort, pour ne pas se faire distancer par les fauves qui vont à coup sûr y lâcher des watts.

Circuit en tête je suis confiant, pas la peine de le refaire la veille du D Day quand je reviendrai par ici. À Pâques.

Samedi soir, 3 mois plus tard, avant-veille de Pâques.

Je suis au distributeur de pizzas du village. Il est 19h et en attendant que la machine me délivre les deux 4 fromages commandées j’appelle Christian pour confirmer l’heure et demander quelques conseils. Discussion :

Départ à 15h00 donc sois là-bas à 14 heures pour prendre ton dossard faire quelques tours et te chauffer. Y a t’il quelques exercices spécifiques à faire ? Oui quand tu seras un peu chaud pousse à fond sur 50 m et fais le circuit plusieurs fois. Il faudra que tu sois bien chaud au départ. Est-ce que ça va partir vite ? Car mes collègues de Neuilly m’ont prévenu que ça partait très très vite. Rires à l’autre bout du smartphone. Oui tu vas voir certains ne sont pas là pour rigoler, oublie ça, et si tu peux, essaie de rester dans les vingt premiers et ça ira. Surtout ne te fais pas distancer. Au fait tu as roulé ces temps-ci ? Oui justement j’ai fait un 200 kms il y a 3 jours. Quoi ? Un 200 avant une course ? Je rougis au bout de la ligne… et combien de kms de voiture pour venir ici ensuite ? Heu 500 kms hier mais on est 2 pour conduire donc pas fatigué. Hum hum pas l’idéal ça pour ta préparation ; bon voilà ce que tu vas faire demain. Roule 10 kms pas plus. Sans forcer. Juste pour faire un petit travail de réveil musculaire. Et rentre. Ok ? Message reçu. On se voit lundi et prend bien deux bidons. Ok coach. Merci.

Dimanche matin. La veille.

Mon Strava affiche un circuit de 10 kms. C’est mon réveil musculaire comme demandé. Certains amis du Vcn me feront remarquer que 10 kms y’a un truc, c’est pas normal. T’es blessé ?

Lundi. Ma première fois donc.

12h45 je mets le vélo dans la voiture. J’ai vérifié le tout ce matin. Je l’ai allégé au maximum. Pas d’outillage. Pas de sacoche de selle. Pas de lumières. Pas de pompe. Juste mon Garmin préféré et 2 bidons. D’eau.

13h45 je suis garé en bas du village. Petite place. Quelques concurrents sont là. Chacun monte son vélo. Seul comme moi ma logistique préférée n’ayant pu venir pour une fois, ou avec leur famille. Chacun son team, son staff, son organisation. Pas un bruit c’est étrange ça me stress encore plus et je ne sais même pas où il faut aller pour le départ et le dossard. Je monte le vélo et m’habille à moitié emportant avec moi de l’argent et mon téléphone.

Pardon où est le bureau pour les inscriptions ? Une tablée d’amis à leur terrasse dans le village confortablement installés autour de bouteilles et d’une fin de repas m’envoie gentiment là-haut à 300 mètres. Ils sont prêts pour assister à la course. Un peu plus de stress pour moi…

Bureau des inscriptions. Je suis dans la file d’attente. Ils ont tous l’air de se connaître. Tous très jeunes et quelques moins jeunes comme moi. Ca discute résultats récents, classements, kilomètres parcourus, ambitions, oui encore un peu plus de stress donc… bonjour Monsieur. Honoré, Honoré Nicolas du CCME. Ok dossard 17. Vous avez votre licence ? Heu non. Comment non ? Bah j’ai un numéro mais pas de licence sur moi. Ni chez moi d’ailleurs. C’est ma première fois en fait. On peut pas vous inscrire alors. Hein ? Ha bah non regardez ici – je montre ma licence FFC sur internet-. Ça discute ça discute puis quelqu’un qui connaît Christian me dit allez c’est bon. Mais vous savez ici on vous prend mais ailleurs non. Il faut avoir votre licence Monsieur. Gloups. En fait je ne l’ai jamais reçue, il faudra que je regarde cela après coup. Et c’est vrai qu’autour de moi ils ont tous leur petite licence bleue et blanche sur eux… et encore du stress qui s’accumule malgré tout.

Un gros ouf en sortant du bureau quand même !

Et c’est pas tout car je dois aller me chauffer. J’en vois déjà plein. On est 55 à courir. Au fait le dossard comment on l’accroche ? Autour de moi ils ont tous des épingles à nourrice. Et moi j’ai rien bien sûr. Bon je vais devoir aller en chercher. Je rencontre le maire du village qui m’assure qu’il va en trouver. 2 minutes plus tard il ressort. Rien trouvé mon ami. Zut. Je vais alors à la rencontre d’une voiture qui entoure deux coureurs. Un des jeunes m’en donne 8 . 8? 2 ça suffit pas ? Fais comme tu veux. J’en prend donc 2 et je pars faire mon échauffement. Il est 14h15. Ça fait du bien de rouler. Je fais quelques accélérations. Je vois des sprints très poussés autour de moi. Sérieux tout ça. Bravo.

À un moment je repasse par la ligne d’arrivée et vois Christian qui est venu avec quelques personnes du club pour regarder la course. Christian m’inspecte me demande ce que j’ai fait. Parfait parfait sauf ce dossard. Tu passeras jamais au contrôle. Il faut que tu aies 4 épingles. Je repars voir le coureur qui m’en avait donné. Heu oui 2 autre stp. Pas de problèmes. Puis Christian m’accroche le dossard dans le dos. Derniers conseils. Reste dans le paquet. Essaie d’être devant avec les 20 premiers. Nous sommes 4 du club à courir. Il me présente les 3 autres. Moyenne d’âge 23 ans… stress quand tu me tiens… Christian leur explique que c’est ma première course et demandent à ce qu’ils me donnent quelques conseils plus tard. C’est ce qui se passera effectivement. Merci.

14h52 allez allez sur la ligne. Faufile- toi le plus près de la ligne. Deux personnes passent dans le peloton pour inspecter nos équipements nos dossards et je ne sais quoi. Ouf j’ai bien mon dossard à 4 épingles… un speaker annonce la course et donne le nom de chaque concurrent. J’entends mon nom. Ça fait bizarre. Enfin j’y suis. C’est agréable.

15h.

On est parti. Sur 50 mètres ça part tranquillement mais je me fais doubler en permanence. J’accélère de plus en plus mais je suis sur le petit plateau et je décroche au bout de 300 mètres. Je me retrouve dans les derniers alors qu’il y 10 secondes j’étais dans les premiers. C’est quoi ce truc. Un coureur derrière moi a l’air de s’en apercevoir et me pousse dans le dos pour me relancer et me dit de changer de plateau. Puis il passe devant et file. Je repars mais je suis le dernier du peloton. Incroyable. J’ai rien vu venir. Je suis le dernier et on a fait même pas 500 mètres. C’est quoi ce truc -oui je me répète mais j’étais éberlué sur mon vélo-. Étrange feeling que ce départ. Ça m’amuse mais ça ne devrait pas.

Je suis donc maintenant tout seul à essayer de recoller au peloton. À la moitié du 1er tour je suis déjà à plus de 180 pulsations… et en plus à cause de ces routes si rugueuses de la creuse, lors d’une bosse un de mes bidons saute et me voilà avec un seul bidon alors que j’ai encore toute la course à faire… argh… pas le courage de m’arrêter pour le récupérer sinon je perds encore plus de temps. En fait j’économiserai mon eau tout au long de la course, la bouche sèche comme du papier calque, et encore une erreur de stratégie. Christian me dira à la fin que j’aurais dû le lui dire et qu’il m’aurait fourni en eau lors d’un passage… le métier… le métier…

Je passe la ligne en fin de premier tour quelques instants plus tard … en dernier. J’ai honte de passer devant mon coach déjà distancé dès le début. Mais je suis à fond quand même. Il y a devant moi 2 coureurs à 150 mètres et je me mets en chasse. Je vais être ainsi pendant 3 tours sans jamais les rattraper. À fond quasiment. Christian me dira à l’arrivée que j’aurais dû taper dedans encore plus fort, me mettre sur le grand plateau plus souvent et me mettre minable, mort, bavant, dans le rouge, mais j’aurais dû les rattraper. Erreur de débutant… Autre erreur : quand j’étais distancé et que les premiers m’avaient mis déjà un tour dans la vue, j’aurais dû ralentir, attendre un groupe de poursuivants et me mettre à la traîne derrière eux – sans prendre de relais car je n’ai pas le droit- mais au moins arrêter l’hémorragie.

Car au final j’aurai roulé 99 % du temps en solo alors que tous les autres étaient en petits paquets. Antoine du club qui finira 20ème me dira à un moment viens, essaie de te mettre dans nos roues, mais je réussirai à le faire sur 500 m seulement. Incroyable le rythme qu’ils avaient tous. Pourtant je roulais à 34 de moyenne ce qui est déjà énorme pour moi.

À chaque tour je souffrais de plus en plus. Mais je restais à fond de ce que je pouvais.

À chaque passage intermédiaire de la ligne d’arrivée j’étais seul, précédé d’un sifflement d’annoncement d’un signaleur et j’étais heureux de filer sur la ligne sous des applaudissements plus d’encouragements que de félicitations, mais heureux. J’entendais parfois Christian m’encourager. C’était top.

Par deux fois les 5 puis 4 coureurs de tête me doubleront. Ils roulaient très serrés. À 4 sur 2 mètres carrés si je puis dire. Bien organisés, plutôt beaux à voir. Ça me donnait envie de repartir mais bon…

Puis lors de l’avant dernier tour j’aperçois devant moi un coureur qui semble se rapprocher.  What ? Je vais me le faire lui… je le rattrape et lui dis que je trouve cela très dur très rapide comme rythme. Il me dit oui ça va beaucoup trop vite j’abandonne. Ha bon ? Pas moi en tout cas mais je ne dis rien et petit à petit je le lâche. Il est en fait cuit de chez cuit et il sera le seul que je dépasserai de toute ma course… Maigre victoire mais je ne finirai pas dernier. Et c’est sourires aux lèvres que j’arrive. Enfin fini. On arrête les chronos, on sauvegarde immédiatement, on analysera dans un instant tout ça car pour le moment je suis mort mais c’était une superbe expérience.

Dès que j’arrive Christian vient me voir pour me demander mon avis. Je rigole en m’appuyant sur lui pour récupérer. Incroyablement rapide. Jamais vu ça. Il éclate de rires et me dit ha tu as voulu voir hé bien voilà. Et tu verras la prochaine fois ça ira beaucoup mieux. Il a l’air content de moi malgré tout d’autant plus que sur les 4 du club un des trois autres a abandonné mais pas moi et il m’a dit qu’il avait bien vu qu’à mon air, à mon style je n’abandonnerai jamais. Cela lui a bien plu et oui en dehors d’un pépin technique ou d’une chute, pour moi il était hors de question d’abandonner.

Pour les résultats officiels ce n’est pas brillant du tout… je finirai 49ème sur 55 et tous les autres derrière moi auront abandonné. Ma moyenne sera descendue à 31.4 km/h. Je suis un peu déçu, je visais plutôt 33. Puis en discutant avec le club à la fin ils m’apprendront que ceux qui ont fini dans les premiers courent aussi en première catégorie. Que cette course pour une première fois n’est vraiment pas la plus facile. Et que pour eux finir dans les 20 premiers étaient un objectif qu’ils n’ont même pas réussi à atteindre car le niveau était plutôt relevé. Vrai ? Faux ? En tout cas pour une première fois c’était une belle première fois. Du plaisir dans la souffrance ? Un peu de cela oui quelque part…

Une heure plus tard le dernier débriefing autour d’une bière aura lieu. Quelques derniers conseils de Christian pour tester ma forme avant une sortie en vélo. Un rapide examen du calendrier pour fixer la prochaine. Des notions d’entraînements plus ou moins prioritaires. Je me serai cru dans un film. C’était top. Pas le même plaisir qu’une sortie cyclo, pas la même difficulté qu’une cyclo sportive, mais un réel et sincère beau moment de vie. De vélo…

Les détails techniques : https://www.strava.com/activities/2310318358

64 kms, 2h02.23, 31.4 de moyenne, 724 m, 164 de pulsations moyennes, 189 Max.

Nicolas Honoré

Première Flèche Vélocio

Cette année je me suis lancé dans la longue distance à vélo alors pourquoi ne pas faire la Flèche Vélocio ? Rouler 24 h sans jamais s’arrêter plus d’1 h 30 et faire au moins 360 km, ça semble un bel objectif alors que je n’ai jamais fait plus de 250 km et n’ai jamais roulé plus d’une heure de nuit.

Coup de chance, Catherine me propose d’être le cinquième dans son équipe, montée par l’US Métro, et où l’un des membres vient juste d’être forcé d’abandonner. Seulement voilà, ils ont prévu de rouler 620 km en 24 h, sans les arrêts ça fait quand même une moyenne de plus de 30 km/h ! De bel objectif ça devient un beau défi ! Mais j’accepte, l’occasion est trop belle, même si je ne sais pas trop dans quoi je m’engage.

Dans l’équipe, côté rouleurs je connais bien Catherine et un peu Philippe Huet notre capitaine, mais je ne rencontre Carlos et Olivier que plus tard lors d’une soirée de préparation chez Philippe, quelques jours avant le départ, je ne sais pas comment ils roulent, quel est leur niveau, si je serais à la hauteur. À la même occasion je rencontre aussi Nicolas, un de nos deux suiveurs avec Bernard et nous accompagnera tout au long de l’épreuve pour nous préparer les ravitaillements et transporter notre matériel. J’apprends plein de chose pendant cette réunion, notamment que les arrêts seront très rapides, qu’il ne faudra surtout pas perdre de temps et faire un maximum de kilomètre pendant ces 24 heures, clairement on n’y va pas pour se promener. Mais Philippe et sa femme nous ont préparé un très bon dîner, je me régale et j’oublie mes inquiétudes.

Le jour dit nous nous retrouvons tous à 9 h au Plessis-Robinson où l’on découvre avec stupéfaction le van qu’on a loué sur OuiCar. On a tous la même question en tête : est-ce que cette épave va tenir le coup sur les 1500 km aller-retour ? Au moins une chose est sure au vu de l’état de la carrosserie on ne risque pas de se faire embêter pour une rayure en rendant les clefs… 
Enfin, pas le temps de tergiverser on embarque les vélos, les bagages, le materiel et en route pour Troyes ! 
On arrive à 11h28 mais le restaurant et fermé petit stress on un planning serré, mais le temps de faire le tour pour trouver une entrée et c’est ouvert : la porte s’ouvre automatiquement à 11h30 pile devant une serveuse étonnée de nous voir tourner autour du restaurant comme ça ! On déjeune, surtout des glucides, on fait un peu plus ample connaissance, et on pars pour notre ligne de départ : la pancarte de sortie de Saint-Julien-les-Villas à 10 kilomètres de là.

Juste avant le départ

La veille j’avais comme les autres préparé soigneusement mes affaires et comme les autres mis dans une grande boîte en plastique tout le matériel auquel j’avais besoin d’accéder rapidement pendant l’épreuve. Par contre conteraient aux autres j’avais emballé mon vélo dans une valise de transport que j’utilisais pour la première fois et qui m’avait contraint à démonter les deux roues, le cintre et la selle. Gros stress, le temps passe, j’ai besoin de plus de temps que les autres pour tout remonter et la marque que j’avais faite sur ma tige de selle n’est pas très visible : est-ce que je l’ai remise à la bonne hauteur ? Il vaudrait mieux parce que sur plus de 600 km ce genre de détail ne pardonne pas… 
Dix minutes avant on est tous au départ, on prend quelques photos tandis que les minutes passent lentement en attendant 14 h pile…

Le compte à rebours est lancé !

Enfin on s’élance ! Il fait beau mais malheureusement on a le vent dans la figure, il ne nous quittera pas jusqu’au premier ravitaillement 84 km plus loin. Malgré tout le groupe roule vite et fort sans avoir eu le temps de se chauffer, on est à 32 km/h en faisant des relais très rapides pour s’exposer au vent le moins longtemps possible. Je n’ai pas l’habitude de partir d’enchaîner les relais comme ça, je fais des erreurs et je peine alors que Catherine semble avoir mangé du lion. Même si rapidement je me mets dans le rouge, je ne veux pas être inutile, je prends mes relais comme tout le monde, je m’accroche. Mais je me dis que ce n’est pas possible, que je ne vais pas tenir 24 h comme ça, et je vois se rapprocher s’approcher l’horrible perspective de devoir abandonner, de devoir finir la flèche dans le van alors qu’on est juste au début. Je suis tellement crispé sur mon vélo que je n’ai pas le temps de manger ni boire, mauvais calcul, et que mes lombaires me font mal. Mes compagnons de route voient bien que je peine et me disent de rester abrité, de ne plus prendre de relais. Je rechigne parce que je veux faire ma part du travail, mais rapidement je suis bien forcé d’accepter. J’en profile pour me restaurer et m’hydrater. J’étais à plus de 82 % de ma fréquence cardiaque max, mais ça redescend doucement à 70 %, rapidement j’essaie de reprendre des relais mais c’est trop tôt, ça remonte tout de suite, alors je prends mon mal en patience jusqu’au ravitaillement de Nuits-sur-Armançon ou l’on arrive avec 7 min d’avance sur le programme, malgré le vent de face !

La nuit tombe…

Vite, vite, on mange, on boit et l’on repart après que Catherine m’ait forcé à mettre un Guronsan dans mon bidon pour me donner un coup de fouet. Et là, je ne sais pas si c’est que je suis enfin chaud, que j’ai bu et mangé ou le Guronsan mais ça va beaucoup mieux, j’ai repris du poil de la bête, on roule vite, on fait des relais plus longs vu qu’on a plus de vent, et j’en fais largement ma part. Pourtant ça grimpe un peu pour arriver à Sombernon, le point culminant de notre parcours où l’on arrive encore en avance. 
Olivier a des problèmes de douleurs de selle et de digestion (du coup il mettera deux cuissards l’un sur l’autre pour plus d’amorti). Comme la nuit va tomber, on met en place nos lampes. Les autres s’habillent plus chaudement mais pas moi, il fait encore 27 °C, trop peur d’avoir chaud et je fais bien, il fera encore très bon tard dans la nuit. On mange les sandwichs qu’on s’était préparé mais pas les pattes qui étaient prévues : Nicolas et Bernard n’ont pas eu le temps de les préparer, le van est tombé en panne, il s’est arrêté d’un seul avec tous les voyants au rouge, ils ont réussi à repartir mais il n’y avait plus d’huile ils ont dû en acheter… Le van refera de nombreux caprices par la suite mais heureusement tiendra jusqu’au bout quand même !
On repart après que Nicolas nous ait conseillé de ménager nos forces, il va falloir tenir jusqu’au bout et en effet le groupe va vite commencer à fatiguer. Catherine qui tirait tout le monde au début a maintenant du mal à suivre, comme moi plus tôt elle s’abrite pour reprendre des forces. Olivier, qui comme moi débute dans ce genre d’épreuves, à du mal aussi. On roule dans le nuit en pensant à la soupe qui nous attend à Champforgueil, ça va être le grand luxe on va pouvoir s’arrêter 25 min et manger quelque chose de chaud au milieu de la nuit.
Mais une grosse déception nous attends en arrivant : personne n’a pensé à prendre des allumettes ou un briquet, impossible d’allumer le réchaud, pas de soupe ni de café ! Je mange des pates froides (heureusement elles avaient été cuites à l’avance) et je m’habille car je sais que le lever du jour sera frais.

On repart pour la deuxième partie de la nuit, on roule au train, et si je ne me sens pas fatigué et j’ai des jambes je dois constamment lutter contre le sommeil qui m’envahit. Je me mets souvent devant parce que les changements de rythme et la fraîcheur de la nuit me maintiennent éveillé. On prend quelques gouttes mais c’est juste pour nous faire peur, c’est très court et ça ne mouille pas. Enfin, presque pour rompre la monotonie, on s’arrête à Villefranche-sur-Saône.

Crevaison…

On traverse Lyon vidée de ses habitants en cherchant la basilique perchée sur la colline de Fourvière. Mais en traversant le Rhône, Philippe crève sur un gros morceau de verre. Son pneu est coupé sur plusieurs centimètres, heureusement j’ai un tire boot et on peut réparer, mais l’on perd beaucoup de temps à cause d’une chambre à air qui a une valve trop courte pour une jante trop haute.

Peu avant le lever du jour on arrive à Ampuis après avoir roulé 425 km et il ne fait plus que 5 °C. Surprise nos suiveurs on trouvé un briquet prêté par un boulanger et on peut enfin boire du café ! Quel bonheur alors qu’il fait froid et l’envie de sommeil est toujours aussi présente. Deuxième surprise : un membre de l’Audax Club Parisien est là pour un contrôle, il est ravi de boire un café avec nous.

On repart avec le soleil qui se lève, c’est tellement agréable malgré la fraîcheur ! Mais nouveau problème pour moi : je commence à avoir mal au genou gauche, je n’en dit rien à mes compagnons que je ne veux pas inquiéter. Et qu’y faire de toutes façons ? Je ne veux pas finir en van maintenant alors qu’on a fait plus de la moitié ! Même si la douleur devient de plus en plus présente au fil des kilomètres je m’accroche.

À Valence on sait qu’on a fait 497 km, soit le minimum requis pour valider la flèche (on doit faire plus ou moins 20 % des 620 km annoncés). Mais il faut rester motiver, pour tenir notre objectif. C’est dur, très dur, j’ai mal au genou (je découvrirais plus tard que ma cale gauche avait bougée et était de travers), je veux dormir, mes compagnons ne valent pas beaucoup mieux que moi.

En Ardèche on rencontre un cycliste très sympathique qui fait un bout de chemin avec nous, il nous notre en passant la statue de Johny Hallyday à Viviers. Il a la pêche lui, il nous apprends qu’il a fait le Paris-Brest-Paris en seulement 56 h…

On roule sur la nationale 7, voie hostiles aux vélo si l’en est, surtout ce samedi matin ou toutes les voitures semblent s’être donné rendez-vous.

Certains parlent de faire une grosse pause, de s’arrêter une fois la barre des 600 km franchise, mais heureusement Catherine veut rien savoir, c’est une guerrière, elle nous pousse, elle nous tire mais elle veut qu’on atteigne notre objectif de 620, il nous reste peu de temps, mais c’est possible.

Deuxième crevaison

Manque de chance c’est au tour de Carlos de crever, mais il est d’une efficacité redoutable pour réparer, même après plus de 22 h de vélo ! J’en profite pour faire une micro sieste de 2 minutes !

On repart, mine de rien on s’est reposé, on retrouve des routes plus clémentes, Carlos et Catherine nous tirent. On rate un virage à Orange mais c’est pas grave, on ne va quand même pas faire demi-tour ! On passe par le centre au lieu de le contourner.

On roule, on roule, il est bientôt 14 h et l’on retrouve des forces cachée on ne sait où et l’on se paie le luxe d’accélérer ! On passe Avignon, apercevant le palais des papes perché sur son rocher.

On roule, on roule, il est 14 h, on a passé les 620 km à Villeneuve-lès-Avignon, 4 km plus tôt, on est heureux, on l’a fait !

Course de Palaiseau

La course de Villebon-Courtabœuf  du 24 mars 2019 ayant été annulée suite à la réfection du bitume dans la zone industrielle ; un nouveau circuit de 2,3 kms a été trouvé par les organisateurs sur le plateau de Saclay, dans la Z.I. de l’École Polytechnique.
Nous étions 2 coureurs du VCN présent à la course. En 4ème catégorie Mickaël et moi avons pris le départ pour notre première course de la saison. 
En début de course, Mickaël sort du paquet avec 3 autres coureurs. Un contre est ensuite lancé avec 4 autres courreurs dont Alain Alleman, un ancien coursier du VCN. Le contre n’arrive pas à rentrer sur les échappées de tête. Mickaël décroche de l’échappée. Il manque d’entraînement et retombe dans le contre. Le contre n’arrive pas à reprendre les 3 échappées qui iront jusqu’au bout… Mickaël « bâche » par manque d’entraînement après avoir participé sur les deux tiers de la course à l’échappée et au contre.
Pour ma part, c’était la reprise de la compétition après une coupure d’un an. L’objectif était donc de rester dans les roues et finir. À 8 tours de l’arrivée dans le peloton, unZ chute se produit et emmène 6 coureurs à  terre. J’évite la chute mais devant c’est parti. Je roule avec un autre courreur, nous n’arrivons pas à revenir sur le paquet. À un tour de la fin, je descends pour voir l’arrivée.  

Début de saison

Samedi 22 mars  à Airaine dans la Somme, beau circuit avec un belle bosse après l’arrivée, je  finis  dans le peloton.

Dimanche 23 mars Beauvraigne toujours dans la Somme, circuit tout plat entre village, champs,  bouche d’égout et ornières.  Après  4  tours  alors que je venais de sortit  du peloton je  crève, ou  plutôt  je  pince la chambre dans un trou .

Samedi 30 mars  à Remiencourt (Somme), beau circuit avec un talus après l’arrivée  et  surtout du vent !  Record  au départ avec 66 coureurs. Ça  finit  au  sprint en peloton  je  me classe 38éme.

Dimanche 31 mars dans le Val d’Oise, beau  circuit  avec un peu de vent  et une partie technique sur la piste cyclable. 50 coureurs  dont deux VCN, Julien et moi.  Malgré un mauvais lancement au départ  j’arrive à remonter rapidement  et partir en échappée à trois d’abord puis à quatre et dans le deuxième tour quelques autres rentrent et bref on devait être une quinzaine ; on reprend quelque coureurs de tête lâchés et on est repris à la cloche. Je  finis 33éme……

Ma première course

Francois avec son frère et Gilles

Évidement, je me suis fait avoir comme un bleu dès le départ, sinon ça n’aurait pas été drôle ! Pour la 3e catégorie le quota c’était 7 tours de 9 km. Le parcours de la course de Baillet (qui ne passait pas à Baillet d’ailleurs…) était vraiment sympa, roulant et un chouïa vallonné. La météo était presque parfaite, juste le vent en trop et quand on roule seul (j’y reviendrai juste après), c’est vraiment pénalisant ! Le peloton était vraiment très fourni, je ne sais pas combien nous étions mais plusieurs dizaines au moins (60, 70 ou 80 ? Je n’ai pas le chiffre). J’étais positionné quasiment dans les derniers au départ et à peine parti j’ai été distancé. Le temps de mettre en place mon capteur cardio que je n’avais pas bien installé et de clipser les pédales, les mecs étaient déjà à 100 m ! Et puis, début de saison oblige, les mecs ont tout donné dès le début pour rouler à 40-45km/h et faire exploser le plus de monde possible. Je n’ai jamais réussi à les rejoindre, même à 40 km/h je les voyais gratter des mètres et des mètres. Frustrant, surtout que j’étais en jambe malgré mon 10 km du matin à Paris ! Et là je me suis dis que la course allait être très longue tout seul, sauf si j’abandonnais, lol. Mais comme c’est interdit d’abandonner dès le début, j’ai pédalé à bloc tout du long pour essayer de les raccrocher. Mais avec le vent, impossible de reprendre le moindre mètre ; après 2 tours, j’ai laissé tombé (ils étaient à 400-500 m devant) et j’ai rejoins quelques gars qui étaient décrochés aussi, mais ça ne roulait pas… J’ai continué tout seul pendant encore 1 tour avant d’être rejoint par la 4ème catégorie. À partir de là tout allait beaucoup mieux, forcément, en fond de peloton à se laisser tirer à 35-36 km/h sans forcer, c’est beaucoup plus simple. J’ai évidemment fini avec eux sauf qu’après leur arrivée, il me restait un tour à faire… Celui là a été long, car se retrouver à nouveau seul n’était pas facile à cause du vent !! Et je commençais sérieusement à accuser le coup aussi !!
Au final, il y a eu plusieurs chutes devant moi, j’ai été épargné, ça aide en même temps quand on roule seul 😁😁.
Donc l’essentiel était là, pas de pépins physiques, pas de pépins mécaniques ni de chute !

J’ai appris beaucoup avec cette course. J’essayerai de ne pas me faire avoir au départ de la prochaine, promis !!
Au final, 63 km en 1h49. Je sais pas du tout en combien de temps se gagne la course en 3e catégorie. Si quelqu’un a la réponse, je suis preneur 😁.

Désolé pour ce roman, promis je ferai plus court la prochaine fois, mais pour ma toute 1 ère, je vous devais bien ça !

Et Merci au VCN ! 😊

 

Rallye Alex Singer du 3 mars 2019

Ce matin un Rallye ! Ça change d’une Randonnée car cela signifie qu’il n’y a pas de parcours imposé par les organisateurs.

En l’occurrence l’ACBO et connu surtout via son légendaire magasin de beaux et vintages vélos d’un autre genre.

Une belle bande du VCN est donc parti sur 1 des 3 circuits proposés. 50, 75 ou 90 km. Chacun y a trouvé son compte j’espère.

Nous étions une bonne quinzaine cf quelques photos et vidéos ici :

Avec l’ascension de la côte de Millon en temps réel… 15% ca fait mal !

Les stats: https://www.strava.com/activities/2188046921  

91 km 900 m de dénivelé 25,6 de moyenne

et une crevaison…

Ah oui j’oubliais, merci à Franky et sa bande pour leur musique. J’aime…

Allez, bon dimanche et bonne semaine.